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ses grandeurs et proclamez ses droits.
Ah ! comme votre ami tressaillira d’allégresse, lorsque l'Eglise et la patrie, saluant en vous les défenseurs d’une noble cause, mettront sur votre front la couronne du vainqueur !
Vous, enfants hier, et maintenant revêtus des saintes livrées du sacerdoce, laissez-moi presser respectueusement vos mains consacrées par l'huile sainte, et vous souhaiter un ministère béni du ciel. Puisse chacun de vos actes porter la double empreinte divine de la douceur et de la force !
puisse le peuple dont vous êtes le pasteur voir toujours alliés en vous le zèle d’un apôtre et la ‘tendresse d'une mère ! Soyez Moïse priant sur la montagne, mais, au besoin, soyez aussi Josué combattant dans la plaine.
Vous parlerai-je de richesses et d'honneurs ? Oh ! non: disciples du
Christ, vous n'êtes Point faits pour des biens périssables et fragiles, je n’implore pour vous que les trésors éternels et ces lauriers que le temps ne flétrit point.
Souhaits de bonheur à vous aussi, amis placés dans le monde à la tête d’une famille. Un noble sacerdoce VOUS est également échu en Partage, cComprenez-en toutes les grandeurs, et, dans votre foyer, eflorcez-vous d'être les imitateurs du Père qui est au Ciel. Soyez bénis dans votre amour et Vos plaisirs, et, si vous devez porter quelque lourde croix, que l'amitié se trouve auprès de vous pour en alléger le poids.
Pendant que je vous parle ainsi mes amis et mes frères, une pensée obsède mon esprit. Une année nouvelle se lève aujourd’hui pour nous :
la verrons-nous finir ? N'est-ce pas la
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dernière que nous passerons ensemble sur la terre ? L'heure de l’adieu ne sonnera-t-elle pas bientôt pour nos cœurs ? Au lieu de nous souhaiter une vie heureuse, ne devrions-nons pas plutôt nous souhaiter une sainte mort ? Nous sommes entre les izains de Dieu, qu'il dispose à son gré de nos jours et de nos instants. Mais, pour répondre à ces questions mystérieuses, je veux vous répéter, à mes amis, ces belles paroles d’un grand saint : ‘“ Pendant tout l’espace de temps accordé aux mortels, tant que je serai enfermé dans cette prison du corps, par quelque distance que nous soyons séparés, dans quelque monde, et sous quelque soleil que je vive, je vous porterai au fond de mes entrailles, je vous verrai par le cœur, je vous embrasserai tendrement par l'âme : vous me serez présents partout.
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Et lorsque, affranchi de cette prison, je m’envolerai de la terre, en quelque région que le Père commun me place, là encore, je vous porterai dans mon âme. La mort qui me séparera de mon corps, ne me détachera pas de Vous ; car l’âme qui, en vertu de sa céleste origine, survit à notre COTps, doit nécessairement conserver ses affections et ses sentiments come sa vie. Immortelle, elle doit se souvenir à jamais ; elle ne peut pas plus oublier que mourir.”
Et vous, êtres chéris, qui m'avez devancé dans l'éternel séjour de la gloire et dela paix, laissez-moi maintenant tourner mes regards vers vous et vous adresser ma prière. Oui, je viens vous prier et non vous présenter des vœux. Que vous souhaiterais-je en effet ? Vous êtes dans la patrie, vous habitez la maison du Père. Ils sont
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passés les jours de l'exil : pour vous plus de périls, plus d’orages, plus de souffrances, plus de craintes, plus de larmes. Les trésors infinis que vous possédez, nul ne peut vous les ravir, votre joie est sans mélange, tous vos f'ésirs sont satisfaits. Vous le voyez ul qu'il est, et face à face, ce grand Dieu, qu'ici-bas nous ne pouvons contempler, hélas ! que äans une énigme et à travers des voiles ; sa lumière vous éclaire et sa charité vous embrase ; vous pénétrez l’adorable mystère de sa vie, vous chantez ses perfections, vous l’aimez et vous en êtes aimés !... O mes amis, loin de ce pauvre monde, si plein de tristesses et de misères, jouissez de la récompense accordée à vos vertus. Mais penchez-vous, je vous en conjure, vers l’ami qui vous implore, et souhaitezlui vous-mêmes une bonne et sainte
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année : oui, une sainte année, car pourra-t-elle être bonne si elle n’est pas sainte ?
Et toi surtout, ô le meilleur et le plus dévoué des amis qui me furent donnés sur la terre, mon père, mon tendre père, du haut du ciel où tu vis maintenant, aie pitié des orphelins qui te pleurent et te regrettent.
Tu sais de quelle douleur et de quel amour ils entourèrent ta tombe ; tu Sais que ton souvenir ne les quitte Jamais. Tu les vois, tu les entends, tu connais leurs besoins et leurs peines ; intercède pour eux auprès du Tout-Puissant ; sois leur protecteur et leur conseiller, et bénis-les aujourd’hui comme tu les bénissaisautrefois.
Notre séparation ne sera pas éternelle ; bientôt, je l'espère, nous irons te rejoindre et partager ton triomphe et
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ton bonheur. Oh! le doux moment !
Oh! l’incomparable fête! Alors, ce sera l’année sans déclin, alors ce sera le jour qui n'aura pas de soir !
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