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GHAP. IX. — INSTALLATION DES APPAREILS

dévîéaSt comprise eotre la pointe d*aîgu01e et le joint, est nécessairement coudée suivant l'angle de la déviation. Ces barres sont cependant livrées droites aux ateliers de pose, qui font les coudes sur

place, suivant le sens de la déviation. Les changements à trois voies, qui sont presque toujours symétriques, sont seuls livrés avec les contre-aiguiUes coudés. Le jeu de la voie et le devers (199, 200) ne s'appliquent pas aux courbes qui raccordent les appareils ; ceuxci doivent être d'ailleurs parfaitement rectilignes. Ainsi, lorsqu'un changement doit être posé dans une voie en courbe, il faut altérer un peu son tracé de manière à y introduire deux alignements de longueur suffisante» l'un pour l'aiguillage, l'autre pour le croisement.

S XVU. — la«i«II«tioa des appareil».

*M* L'installation des appareils : traversées, croisements et changements, exige en génâ:al des bois spédaux. Aux abords des appareils proprement dits, lés files des rails reposent sur des traverses communes aux voies qui se coupent, et dont la longueur atteint 8",70 aux

abords des croisements pour les changements à deux \ oies (Pl. XIX, fig. 3; Pl. XX, fig. 1,5 et 7), et à'^,SO pour les changements à trois voies {fig. 3). Quant aux appareils eux-m(^mes, ils sont établis sur des traverses équarries à vive arête, et end > loisées par des longrinos, dont la disposition varie. Il convient d'entrer dans quelques détails sur ce point, qui a une certaine importance par lui-même et par les dépenses qu'il entraîne. 11 y a trois conditions à remplir : une surface d'appui suffisante sur le ballast, une solidarité complète des éléments, la facilité du bourrage.

Traveriées. — Sur le Nord, le châssis est formé de traverses d'une tuhLe longueur, 2",20 seulement, et de 0~,20 sur 0^,08 reliées par (piatre lai^ longrînes (0'',82) placées deux à deux sous les traverses au droit des pièces de la traversée (PL. XIX, fig. 3 à 9).

Mêmes dispositions sur le chemin de r£tat autrichi^, sauf Té^ quarrissage plus fort des traverses.

Sur l'Est français, la base d'appui sur le ballast a une largeur beaucoup plus graiide, la longueur des traverses ëtam portée à ù mètres. Leur largeur varie de O", 22 à 0™,30. Les longrines, au nombre de trois, sont placées sur les traverses,' qu'elles entretoisent au milieu et vers les extrémités (Pl. XIX, fig, 10 et 11).

UV. 1«, — TOIB.

La traven^ rectangulaire repose, naturellement, sur une sorte tje grillage. Sur FEst (fig. 17), il est formé de sept pièces de 2",65 de long et 0"*, 25 x 0"\15 d'équarrisnage. Trois d'entre elles supportent la voie principale, à rails continus; les quatre autres enircLuisent les [)reiuières, et supportent les rails discoutiiius et exhaussés de la voie secondaire.

2» Crnisemeiiis. — Sur le Nord, le châssis du croisement simple de 0,09 est formé (Pl. XX, fi(j. 7 et 8) de traverses de 3'", 30 à 3'",70 aveclongrines inférieures de 0'",3ô x 0"',08 au droit des rails extérieurs, et de 0"\50 au droit des rails intérieurjs et de la pointe. Dans h croisement double (fit/. 3) la longueur des pièces transvei'safes atteint 5"',20 et il y a quatre cours de longrines inférieures : deux au droit des rails, deux sous les pointes. '

Sur TEst, les longrines I, l, sont supérieures comme pour la traversée, et au nombre de deux pour le croisement simple (Pl. XXllI, fig, 1 et 2} et de trois pour le at>isement double.

Sur le réseau central d'Orliam (voie Vigno'e), on compte sur les ferrures ell s-mêmes pour étahlir la solidarité du système; les longrines ont disparu, sauf deux petites pièces kaigiludinales qui relient aux traverses, un blochet placé sons la pai tie moyenne de la pointe. Les tr-avcises ont de 3"»,80 à 4"', 50 de longueur et uiiiiormément O'",o0 X 0'%15 d'équarrissage.

3» ( h'nifjenients, — Les mêmes différences se retrouvent naturellement ici : longrines inférieures (Nord, PL XX, /Î7. 1. 3, 5, 7, 8); supérieures (Est, Pl. XXI, pg. 1,2, 9, 10); ou absentes (Or/é iiM, réseau central). Les longrines inférieures sont placées de deux manières : ou sous les raiL^ comme au Nord, ou en dehors des rails comme sur le réseau de Lyon.

Le bâti du mouvement est installé sur dès blochets boulonnés h

deux des traverses, dont la longueur est, dans ce but, portée à 4",Ô0 (PL XXI, fig. 1, 2 et 9, 10) ; cette disposition est nécessairement modifiée lorsque le défaut d'espace conduit à placer, par un renvoi de mouvement, le plan d'oscillation du levier de manœuvre parallèlement à la voie. .

Les longrines supérieures paraissent préférables au.\ longrines inférieures. Celles-ri augmentent, il est vrai, la surface d'apitui sur le ballast, sui touL si on leur donne, comme au Nord, une gran/lc largeur; mais avec les premières, toute la surface d'appui est dans le même plan, et pai' suite, le châssis repose sur une couche de ballast d'épaisseur

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