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CHAP. IX. — CHANGEMENTS. — DËTAJIS DE CONSTRUCTION. 3S

à l'intérieur. Prise en pointe, elle est alors heurtée à la fois, et par les jantes des roues, et, ce qui est plus grave, par leurs boudins. '] Indiquons de suite, pour n'avoir pas à y revenir, l'expédient appliqué sur le r^ord français pour empêcher cette dénivellation de la ; pointe. Les aiguilles sont, comme toujours, reliées par des tringles ' de connexion (, f, ( (Pl. XXIV, fig, i, 23., 36) ; ces tringles, au nombre de trois pour les aiguilles de 5 mètres, sont munies vers chaque extrémité d'une articulation pour se prêter aux changements de forme du système. Le moyen employé sur le Nord, consiste (Pl. XXIY, fg, 33) à prolonger, de chaque cdté, l'entretoise la plus rapprochée des pointes des aiguilles. Ces prolongements pi p s'engagent dans deux trous oyalisés à grand axe horizontal, percés dans les deux rails contreaiguilles, avec lesquels les pointes deviennent ainsi solidaires suivant la verticale. L'articulation a placéê du cété du levier de manœuvre reçoit en même temps la bielle coudée 6, commandée par le levier* Revenons au changement de l'Est.

Dans les appareils actuels (PI. XXI, fig, 1), les talons des aiguilles sont reçus dans rjt's coussinets spéciaux à deux joues, et dont la semelle donne l'incliniiis n de -j^j aux deux rails fixes. L'aiguille étant verticale, son patin porte sur une portion horizontale de la semelle ; deux boulons relient le tout. Un bloc en fonte, serré entre les deux rails fixes, laisse à Taiguille la liberté nécessahre pour le faible mouvement de son talon, maintenu par le boulon qui le traverse ainsi que les deux joues du coussinet

Dans les nouveaux appar^ (PL XXIY, fg. 17 à 23) , ce coussinet de forme compliquée, disparaît. Le talon de l'aiguille s'appuie sur un simple coussinet de glissement g {fig, 17 et 18), et il est relié an raO en prolongement h par des édisses disposition usitée d'ailleurs depuis longtemps.

Ce rail a, en ce point, un très-petit porte-à-faux par suite desonîndinaisonet de rhonzoïitalité delà face du coussinet, dont la semelle est inchnée seulement au droit du rail extérieur l. Le joint de 1 aiguille est donc placé au delà mais tout près du bord du coussinet.

Ce raccordement du rail vertical et de l'aiguille horizontale réaj^it légèrement aussi sur la forme des deux éclisses, qui ne sont plus tout à fait identiques, ni a l'échsse courante, ni entre elles.

Les fig, 19, 21 et 22 représentent les légères altérations que doit subir le profil de Tédisse courante pour compenser le déversement relatif de Taiguille et du rail.

382 uv. i*'. — TOifi.

Les hachures croisées indiquent les pajties à raboter dans les éclisses du talon de gauche (en entrant par la pointe du changement) , et les hachures simples les parties à raboter dans les éclisses du talon

de droite.

Le changement du ISord ne dilTère guère de celui de l'Est que par le perfectionnement indiqué tout à l'heure et par une particularité des éclisses, recourbées en fer à cheval de manière à fonctionnel' comme butoirs de l'aignille. Cette disposition a été appliquée à l'écUssage de Taiguille et à celui du rail contre-aiguille, dont un joint correspond à la partie en porte*à-£Euiz latéral de l'aiguille (Pl. XXIV, fig. 32 et 83, éclisses MM, PQ).

ChangmmU à înis tôt». — • Ce changement dérive, comme on le sait (267), du changement à deux voies. Les principaux détails de construction sont donc communs aux deux types ; les fig, 9 à 16 de la Planche XXI, qui représentent le modèle de r£st, sont assez faciles à comprendre, après ce qui précède, pour que de nouveaux détails soient superflus.

Ce modèle a d'ailleurs été compris récemment dans le travail de révision et de simplification dont le changement à deux voies a été l'objet. Les coussinets spéciaux de talon ont été remplacés par de simples cous>iiif ts de glissement, avec assemblages à éclisses et un léger porte-à-laux des joints (Pl. XXIV, fig. 2/i). Le troisième boulon d'éclissage (à partir de la pointe) est coaninm aux deux assemblages, et muni d'un prolongement A, foimant butoir, et d'un manchon m, qui maintiennent les écartements. La longueur des petites aiguilles a d'ailleurs été augmentée afin de réduire l'excès de largeur de la voie au droit de leurs pointes (267). Cette longueur a été portée de 3'",60 à h^tà^i soit 0*^,55 de moins que les grandes aiguilles. L*éktrgissement est ainsi réduit de 0"*,060 à 0",025. On pourrait le diminuer encore en infléchissant le rail contre-aiguille, mais les déraille^ ; m^ts ne sont plus à craindre avec une largeur de l'',A72.

c Malgré ces améliorations,» dit M. Ledru{*), c il convient de nVmployer c les changements à trois voie«que lorsqu'on y est absolument obligé par le t défaut d'espace. Un changement à' trois voies est en effet plu*^ coûteux c que deux changements à deux s oies, parce que le premier de ces appa- « reils exige un croisement de plus. »

n Iu«lmctioii <Ui 20 mai iSCT.

CIJAP. IX. — GHANGEMENÏS. — DÉTAILS DE GUMSTRUCTlOn. 383

9M. Changements avec barres de profiJs spi*ctiiux*— Surquelqoes lignes, le réseau de P'iri»-MédHerranée, par exemple, on emploie pour les changements Vifimle un i-ail en acier non symétrique, ayant Findînalson de lorsque son patin est horizontal (Pl. XXIY, fig, 25 et 30 à 33). Les aig;irines ont ainsi rindînaison comme le rail courant, et les contre-aiguilles sont, comme elles, placés sur des coussinets à semelle entièi emeiit horizontale. L'emploi de ce rail spécial paraît être uii avantage j)lu tôt théorique que réel.

Le coussinet de talon (Pl. XXIV, fuj. 2G et 27, changement à deux voies ; ^r/, 28 et 20, chan^^ements à trois voies) est une platine à rebords très-peu saillants, à table horizontale au droit de l'aiguille et du contre aiguille, et inclinée au au droit des deux rails du profil courant. Les patins des rails et des aiguilles sont serrés par des sortes de couvre joints horizontaux g, g, analogues à ceux qui sont encore en usage, pour les joints ordinaires, sur quelques chemins allemands (Od, 85). Le rail non syméttîque a été adopté également sur le réâeau central d Orléans. Les aiguilles et contre-aiguilles sont en acier puddlé.

Nous n'insisterons pas plus longuement sur ce mode de construction; moins simple que celui dans lequel le lail de la forme courante est seul mis en œuvre, il n est pas meilleur.

290. Restreinte .aux aiguilles, l'adoption d'une forme spéciale peut, (lu reste, avoir sa raison d'être; mais il convient alors d'adojuer une forme qui concilie une grande roideur horizontale de i' aiguille avec un rabotage très-faible ou même nul du contre-aiguille.

Le changement de M. VaudiV EUt, de Brain^-U'-Comie oflVe un exemple complet de cette disposition (Pl. XXIV, fiij. 1 à 10). Le conti^aîgnille y est intact; l'aiguille, barre rectangulaire en acier Bessemer, est rabotée, à partir du point où elle rencontre le rail, seulement à sa partie supérieure {fig* 11 à 16) ; de sorte que la partie effilée possède une assez grande rigidité horizontale, utile surtout, du reste, pour la manœuvre à Tanglaise, l'aiguille en charge devant glisser sous l'efTort que lui transmet sa conjuguée par les tringles de conne.xion.

Les coussinets de glissement sont de simples [)latines sans joue, le rail fixe étant maintenu, à l'extérieur par le crampon, et à l'intérieur par un l epli / de la semelle, à table exhaussée (/?./. 5). Dans le cous- sinei de pointe (et dans les deux suivants qui sont du même modèle*) le repli devant se prolonger sur le patin, pour conduire l'aiguiiic jus»

qu'au contact du laO^ la sur^aisseur de la semélle est fontiée par une plaque de fer rapportée et rivée p {fig, $ et h). Au talon, un coussinet spécial G {flg. 7 et 8) reçoit l'aiguille dans une chambre

et en dehors le rail, fixé par une éclisse en fer, le coussinet lui-même fonctionnant comme éclisse opposée. Deux boulons relient le tout.

L'aif^uille ne pouvant être contre-butée dans les coussinets de glissement comme cela a lieu dans les aiguillages ordinaires, puisque le rail n'est pas fixé à des joues par des boulons horizontaux, ceux-ci ont été transportés sur l'aiguille elle-même, et ils se prolongent en butoirs h, h, (fig. 1), qui s'appuient sur la tige du rail. Celui-ci ne pouvant se déverser sans entraîner le coussinet dans son mouvement, la suppression delà joue n'a pas d'inconvénient.

Ge changement, appliqué récemment en Belgique sur la ligne de Lierre à 2%ttmotil, est bien étudié, sauf un détail qu'on aurait tort d'imiter, les coussinets à semélle évidée.

Sur qudqoes lignes, on tend à augmenter encore plus la largeor et par suite la roideur horizontale de l'aiguille. Sur le Sud autrichien, par exemple, sa forme, à Textrémité, est presque celle d'une aiguUle ordinaire, mais couckée sui' le flanc.

*»t. 11 va sans dire que si H. Hartmeh a pu (276) conserver le rail courant pour les croisements, où tout est fixe, il n'en est pas de même pour les aiguilles. 11 a dû adopter pour celles-ci des barres de profil

spécial, de hauteur beaucoup moindre que le rail, ne fût-ce que pour réduire leur poids. Leur forme est à peu près celle d'un rail en n, mais plein, de Û"',08.4 de hauteui' au talon ; elles glissent sur des entretoises lixées au patin et à la tige des i uils et qui offrent aux aiguilles une base solide, eu même temps qu elles rachètent la différence des hauteurs.

999» Les tringles de connexion sont quelquefois placées trop haut, et atteintes par les boudins des roues u^ées à la jante. Il en est souvent ainsi dans les anciens changements de l'Est.

Mentionnons en passant une utile précaution prise sur plusieurs lignes, celles du réseau de Lyon, par exemple, dans fintérêt des agents circulant à pied sur la voie ; elle consiste à couvrir les tringles de connexion d'un chapeau en tôle c, c {fig. 40), .

999. Les pointes d'aiguilles ne devant pas coïncider avec les joints des rails hxes, la partie des rails contre-aiguilles des voies

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