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III. — Muqueuse

Les cavités du sphénoïde sont tapissées par une muqueuse émanée de la pituitaire. Ce qui frappe le plus eù elle, c'est son extrême minceur et sa teinte gris terne

qui résulte de sa faible vascularisation.

Elle n’adhère à la surface de l’os qu'au niveau de certaines anfractuosités, grâce aux vaisseaux qu'elle reçoit des organes voisins ou qu’elle leur en voie. |

La muqueuse est tapissée d’un épithélium à cils vibra- BD tils ; la sous-muqueuse possède des vaisseaux plus volumineux et des glandes mucipares, surtout au voisinage des ostia. Ces glandes peuvent former de petits kystes muqueux du volume d’un pois ou d’une noisette qu! on Et enlève sous le nom de polypes. |

La troisième couche est formée d’un très fin périoste.

La circulation du sinus sphénoïdal est en communication avec l'extérieur :

1° A travers la paroi du canal optique ;

20 Latéralement, par toute la paroi du sinus caverneux qui est criblée de trous ;

3° En haut, par la selle turcique, au niveau des sinus coronaires ;

4e En avant, “its les cellules ethmoïdales. En

Le sang artériel est amené par la sphéno-paetine, a pterygo- palatine et la Yidienne Aer UE Pan

Les veines se rendent en rayonnant ver l'ouverture | des sinus, ou perforent les cloisons. 7e PE ie Les lymphatiques émanés de la muqueuse se pete

aux ganglions profonds du cou disséminés au Que, 6 du Foie :

Voie orbito-ethmoïdale ou supérieure.

On eut recours à la voie orhitaire, en premier lieu, pour ouvrir les cellules ethmoïdales. Le pus des ethmoidites sappurées, en fusant vers l'orbite, avait tracé la voile aux chirurgiens et aux ophtalmologistes.

Mackensie avait depuis longtemps pratiqué, par voie orbitaire, l'incision d’une tumeur orbito-ethmoidale, quand Bergh, en 1886, suivit le premier cette voie, pour atteindre le sinus spénoïdal, chez une femme de 25 ans; le diagnostic porté était : « Æydropisie du sinus sphénoidal avec formation possible d’une tumeur dans ce méme sinus. »

Il commence par énucléer l’œil droit, dont l’acuité visuelle n’avait fait que baisser sans disparaitre complètement.

Dans un second temps, il met à nu la paroi interne de l'orbite et la résèque sur une étendue de 1 centimètre carré, au niveau de la partie postérieure de l'os planum.

Eufin, il abat la paroi antérieure du sinus au moyen de quelques coups d’un ciseau long et étroit.

Knapp, en 1893, renouvelle l'opération de Bergh, mais en conservant le globe de l’œil.

« Une incision fut faite à la partie supéro-interne du

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