‹ Voies d'accès au sinus sphénoïdalChapitre 13 sur 28 · DA · texte numérisé non relu

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rebord orbitaire et la coque ostéo-membraneuse de la tumeur incisée, la cavité fut explorée au doigt et à la sonde jusqu'à une profondeur de 3 à 4 centimètres et trouvée partout recouverte d’un revêtement muqueux et ramolli. »

Elle résultait de la transformation des cellules ethmoïdales et communiquait en arrière, par une partie retrécie, avec le sinus sphénoidal très dilaté.

En 1895, Kundt et, successivement, Goris, Chipault, Laurens et Guisez précisent la méthode opératoire.

Technique. — 1° Incision cutanée. Elle partira sur le sourcil, préalablement rasé, d’un point situé à l'union du tiers moyen et interne, contournera l'angle interne de l'œil un peu en dedans de la caroncule, se recourbera en dehors sous la paupiêre inférieure pour s'arrêter en un point symétrique au point de départ. Allant jusqu’à l’os au début et à la fin de son trajet, le bistouri respectera la partie moyenne voisine de l’angle interne de l'œil.

La tranche saigne en nappe par de nombreux vaisseaux capillaires, on ne s’en inquiétera que pour appliquer une pince plate sur toute l’épaisseur de la peau.

Laurens recommande de sectionner d'emblée le nerf sus-orbitaire pour éviter son enclavement ultérieur, cause de névralgies.

2 Temps. — Décoller et récliner le sac lacrymal après avoir sectionné l’orbiculaire et le muscle de Horner.

«€ On aperçoit, dans la partie inférieure de la plaie, le sac lacrymal ; le libérer en arrière à la sonde cannelée et le séparer avec précaution de sa gouttière. »

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Ce temps est généralement facile, à moins d'adhérences et de lésions osseuses de voisinage.

On sectionne l’aileron ligamenteux du droit interne et du septum orbitaire. On décolle le périoste sur la cloison osseuse des fosses orbitaires, c’est-à-dire sur l’unguis et l’os planum ; ce dernier s'effondre généralement si on ne prend de grandes précautions. Il est aisé de reconnaître ces deux os et leur suture en haut avec le frontal, suture qui marque la projection des lobes cérébraux.

Un peu au-dessus de la suture, on aperçoit la poulie du grand oblique qu’il importe de respecter, et pour cela

il est préférable de la mettre à découvert. D’après Guisez, «il suffit de se donner du jour par en bas, en

poussant l'incision cutanée suffisamment en bas et en dedans. Puis, décollant le globe oculaire avec prudence, en procédant de bas en haut, on peut véritablement isoler le muscle grand oblique avec ses deux faisceaux ». Souvent, ces précautions sont inutiles, la nécrose ayant déjà envahi et détruit la poulie du grand oblique.

3° (eMps. — La paroi interne est mise à nu. Si elle est atteinte de nécrose, on va, armé d’une curette, achever de la défoncer et on ouvre le sinus sphénoidal. La suppuration a rendu aisée cette manœuvre, en transformant l’ethmoïde postérieur en une cavité unique remplie de pus, où persistent à peine des débris de cloisons. Si, au contraire, cette surface est saine, on entame l'os avec la gouge et le maillet et on agrandit la brèche avec une pince coupante. On ne tombe pas directement

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