‹ Voies d'accès au sinus sphénoïdalChapitre 22 sur 28 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

ï OBSERVATION I

Le nommé C. …, àgé de 30 ans, étudiant, vient à la consul tation de laryngologie de l'hôpital Saint-Antoine, le 6 janvier

Antécédents. — Pyorrhée nasale droite die l’âge de 12 ans.

A 17 ans, extraction de la dent et ouverture du sinus ma xillaire par lalvéole. Lavages au roro pendant 5 ou 6 mois. ee

L’ écoulement continuant, le docteur Moure, consulté, pratique l'ouverture du sinus par la fosse canine, ne trouve pas de fongosités, tamponne à la gaze iodoformée pendant quinze

jours. Il constate, après l'opération sur le sinus maxillaire, que chaque lavage du sinus est suivi de réapparition rapide du pus dans le méat moyen. Il pratique alors un lavage du sinus frontal sans ramener de pus. C’est depuis cette époque que le malade se plaint de douleurs frontales droites. qui depuis quatre, 17000 ans surtout, présentent des exacerbations. ee Fa |

23 janvier 1903. Opération par M. Lermoyez. — Incision dans le sillon gingivo-labial et décollement du périoste de la pe fosse canine laborieux, en raison de l'opération ADICNCURES

me ‘ ment faite par le docteur Moure. ME .

(1) Ces trois observations ont été résumées. On en a supprimé les passages n'intéressant qu'indirectement le sinus sphénoïdal.

RCE

L'hémorrhagie est très abondante.

On attaque à la gouge la paroi antérieure du maxillaire su périeur. On traverse une paroi osseuse très épaisse et on tombe dans la fosse nasale. On se porte plus en dehors et on trépane alors le sinus maxillaire. La paroi est épaisse et très saignante. On constate alors que le sinus maxillaire, normal dans sa moitié postérieure, très étroit dans le plan frontal en avant, se replie en dehors, en raison d’une convexité extrême antérieure du méat inférieur, si bien que la paroi nasosinusale se trouve reportée en dehors, dans le même po sa gittal que la première prémolaire.

Alors, pour bien ouvrir le sinus, il faut enlever à la pince coupante et à la gouge. la moitié inférieure de la branche montante du maxillaire supérieur.

Cette brèche, très sanglante, donne énormément de jour, elle permet. avec facilité :

1° D’enlever les deux tiers antérieurs du cornet inférieur;

2° De cureter le sinus maxillaire, surtout au voisinage de l’ostium, où il y a des paquets de fongosités. La muqueuse fongueuse, polypoïde, ne baigne pas dans le pus.

30 De reséquer ce qui reste en arrière du cornet moyen. Cela fait, sinus maxillaire et fosse nasale sont transformés en une vaste cavité lisse, au fond de laquelle 1l est facile de voir le recessus Sphéno-ethmoidal très fongueux et la parot antérieure du sinus sphénoïdal. La curette y entre facilement et peut cureter son orifice. Le sinus sphénoidal, en arrière, semble sain.

On tamponne très serré ces cavités à la gaze iodoformée, le drainage est effectué par le nez. On suture la plaie buccale, on avive et suture la plaie alvéolaire.

On ne peut faire le sinus frontal, en raison de la perte de sang. Durée totale : 1 heure et demie. P

24 janvier. Température 3703. Etat général bon, pas de douleur.

26 janvier. Température 37*9, un peu d’otalgie droite, léger

œdème de la joue droite, on détamponne facilement, du pus sort du sinus frontal.

27 janvier. Pas de douleur, sécrétion miuüco-purulenté assez äbondante, à cause de la suppuüration du sinus frontal. On fait uh premier lavage.

28 et 29 janvier: Peu de pus dans le liquidé dé lavage, un peu de céphalée frontale.

30 janviër. La céphaléé frofitale décide M. Liérmoÿyez à pratiquéer la siñnusectoMie frontale.

2 février. La température reste élevée : 3804, et lé maladése plaint de douleurs frontales.

28 février. Lé pus coule de l’éthmoïde et dû sphénoïde dans le sinus maxillairé, et il ést la Cause, vraisSemblablément, des températures notées les jours précédents.

8 mars. Depuis quatre jours, on fait des lavagés du sinus maxillaire. On pratique l’ouverture du sinüs Sphénoïdal avéc la pince dé Häyak, orificé de 1 centimètre de haüt sur 1/2 cenfimètre dé large. La paroi dû sinus paraît fongueuse.

15 mäts: Après cocaïne ét adrénaline. on fait sauter toute la

‘paroi antérieure du sinus.

18 mars: La céphalée diminue. Localéent, le sinus sphé-. noïdal né présenté pas de plis, pas de ctoûtes sangüines. Dans le réste du hez, il Ÿ a beaucoup moins de croûtes, l’éthmoiïde donne toujours pour son compte.

Le sinus frontal etle sinus mäxillairé restent guéris.

Avril. M. Guüisez ouvre plus largement le sinus sphénoïdal et resèque le rebord antérieur du plancher. Il ouvre, à la pince de Grünwald les déux cellules éthoïdälés postérieures. Réuñies avéc le sinus Sphénoïdal, éllës constituént uné fente antéro-postérieure, plus large en arrière qu'en avant:

Däns une autre Séance, on énlèvé de nouveaux débris os$eux de la cloison intersinusale ; il existe quelques polÿypes qu’on enlève à ia pince de Grünwald. :

28 juin. Le malade mouche encore du muco-pus. Le frontal et le sphénoïdal sont guéris,

Te

Février 1904. — Lé malade est revu. On lui trouve suf la voute unê petite croütelle d’origine ethmoïdale, le sitius sphénoïdal se mäiñtient très largement ouvert. M. Mahu peut comtencer les injections esthétiques de päraffine de la région où fut le sinus frontal.

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