‹ Voies d'accès au sinus sphénoïdalChapitre 21 sur 28 · FAT · texte numérisé non relu

FAT

laire, qui donne beaucoup de jour vers les parties profondes.

PROCÉDÉ VACHER : Bien qu'il soit beaucoup plus simple d'endormir le sujet, un simple badigeonnage de cocaïne-adrénaline, ou une injection sous-muqueuse de la même solution donne une anesthésie suffisante.

Premier temps : L'anesthésie obtenue, dilater au maximum l'entrée de la narine. en avant de la paroi osseuse, et inciser jusqu’à l'os, en suivant l'échancrure nasale, de haut en bas et de dehors en dedans, jusqu’au tiers de la paroi inférieure.

2° Temps. Pendant que la narine est toujours fortement écartée en dehors, détacher en rasant l'os tous les tissus de dedans en dehors avec une rugine. On met ainsi à nu l’échancrure maxillaire sur une largeur de 8 à 10 millimètres et une hauteur de 12 à 15 millimètres.

Je temps. —- Il ne reste plus qu’à faire sauter cette paroi osseuse soit au ciseau ou au maillet, soit à la pince coupante, soit à la tréphine électrique, qui est plus rapide et produit moins d'ébranlement, mais qui demande une main exercée. |

Vacher conseille, si on se sert de la tréphine, de l’appliquer contre la partie osseuse avant de la mettre en mouvement et de la guider au moyen d'un très large spéculum d'oreille qui préserve des échappées et qu'on appuie fortement contre le maxillaire pour guider la tréphine. Ce très large spéculum d'oreille offre aussi l’avantage, lorsqu'on a terminé la résection osseuse, de permettre un éclairage parfait des parties profondes et d’écarter très bien l'entrée de la narine.

LABOURÉ

es

RePEITE

Par la résection osseuse de l’échancrure maxillaire, l'ouverture d'entrée de la fosse nasale atteint et dépasse 15 millimètres en tous sens. sans qu’on soit obligé de pénétrer dans le sinus maxillaire, s'il est sain. C'est un grand avantage, puisque l'entrée de la fosse nasale se trouve alors suffisamment élargie pour qu’on puisse facilement faire l’ablation des cornets ou de la bulle ethmoïdale s'ils gênent pour aborder le sphénoïde, et même détruire à la pince de Luc les celiules ethmoïdales postérieures. Cette large ouverture permet l'introduction de pinces coupantes, d'emporte-pièces, de curettes, de fraises, qu'il est impossible de manier par l'ouverture normale de la narine et quel que soit l'instrument employé pour supprimer la paroi antérieure du sinus sphénoïdal, on s’évitera beaucoup de difficultés en élargissant d’abord l'échancrure du maxillaire, c’est-à-dire l'entrée de la narine.

Du reste, en parcourant les nombreuses observations de sinusites sphénoïdales opérées pour en obtenir la cure radicale, on est frappé des nombreuses interventions secondaires par vote nasale nécessitées pour obtenir la guérison de cette sinusite si profondément située, interventions et pansements qu'il n’est pas possible de pratiquer par une autre voie, à moins de recommencer une sérieuse opération.

Aïnsi donc, qu’on utilise n'importe laquelles des trois voies généralement admises pour pratiquer la cure radicale, on est obligé d'avoir recours à la voie nasale pour les interventions complémentaires, pour les pansements, pour la surveillance ultérieure de la cavité. Il paraît tout

NS

ss %

Ts

PA de désordres ; puisque c'est aussi la même voie

Fu ce sinus par son orifice naturel, puisque, enfin, en y

peut faire l’opération sans Rennes LoIe avan- : tage incontestable dans certains cas.

Mer * de

. | satur ÿ ‘pour pratiquer l'opération no pale a Je qu'elle peut rendre les mêmes services, en occasionnant

qui sert au diagnostic, au catéthérisme, aux irrigations DL

ajoutant l'agrandissement de l’échancrure nasale, on

Page 1