J1. — INSTRUMENTATION SPÉCIALE
ECLAIRAGE. — La lumière du jour ou tout autre
éclairage latéral, utilisés en chirurgié générale sont des moyens insuffisants dans les interventions sur la région ptérygo-maxillaire ; le champ opératoire est trop profond et trop étroit. Il faut une source lu- . mineuse puissante dont les rayons soient parallèles au regard de l'opérateur et dont les déplacements soient automatiquement soudés à ceux du rayon visuel de ce dernier. Le miroir frontal de Clar remplit parfaitement ces conditions et donne une lumière très suffisante quelle que soit la profondeur à laquelle on opère ; il est de rigueur dans la chirurgie de la région ptérygo-maxillaire. à
INSTRUMENTS. — Un ouvre-bouche est indispensable ; on donnera la préférence à celui de Doyen, solide, léger, se tenant seul et n’occupant qu'une très faible place. '
On se munira d'un maillet, de gouges plates et courbes pour les trépanations osseuses, de rugines pour le décollement des muqueuses et du périoste. Pour désenclaver et saisir les corps étrangers sans blesser de troncs nerveux ou vasculaires, on se servira de pinces à griffes fortes et peu traumatisantes ou de la pince cannelée de Ehrmann. Pour la suture des muqueuses, pratiquer de préférence les points de sutures en U en sé servant de l'aiguille courbe à manche dite Hollandaise. Les affrontements cutanés se-
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ront faits avec des agrafes, la cicatrice sera plus esthétique, point important dans la face.
— Enfin, s'il y avait à faire un tamponnement des cavités, les longues mèches de gaze en torsade rendent de réels services. |
III. —— ANESTHÉSIE LOCALE ET GÉNÉRALE ADAPTÉES A LA RÉGION PTÉRYGO-MAXIÉLAIRE.
a) Anesthésie locale.
Il faut, pour obtenir l’insensibilité complète, praliquer une véritable infiltration des tissus de la résion, et ce résultat ne‘s’obtient pas immédiatement.
b) Anesthésie régionale, tronculaire. «
Cette méthode, également lente, aboutit aussi, pour être efficace, à une infiltration régionale et ne donne pas dans notre région une insensibilité complète en raison des anastomoses nerveuses fréquentes que présente le nerf maxillaire supérieur au-dessous des points d'élection habituels employés pour ce mode d’anesthésie. à
En outre de leur lenteur, ces deux procédés n’amènent jamais la passivité complète de l’opéré. è
Or, il faut souvent intervenir d'urgence et obtenir la passivité complète du sujet ; sans elle on a tou- Jours à redouter des mouvements brusques et des réactions plus ou moins violentes de ce dernier dues précisément à ces sensibilités récurrentes qui échappent à l’anesthésie locale où tronculaire et qui, en
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gênant le chirurgien, retardent une intervention que l'on pratique justement d'urgence.
Enfin, il est des cas où, pour tarir une hémorra-
gie rebelle provenant de plusieurs sources (les plexus
veineux plérygoïdiens en sont ici la cause la plus fréquente), on doit procéder à une exploration méthodique et large dans des tissus non infiltrés.
Donc, souvent on devra recourir à l’anesthésie générale.