‹ Voix canadiennesChapitre 37 sur 51 · Le capital des lods et ventes est de · texte numérisé non relu

Le capital des lods et ventes est de

6. Une propriété à Notre-Dame-des-Anges a été vendue. . . . 18,200.00

Ce qui donne un total de plus de $ 2,000,000.00

« Remarquez, Monsieur le Ministre, qu'aucune mention n'est faite des intérêts, même depuis la confédération (en 1867).

« C'est donc en présence de ces documents que je dois faire la de-

mande d'une compensation raisonnable et modérée, avant de mettre le gouvernement dans la pleine jouissance et la légitime possession de tous les biens des Jésuites en Canada. Or, ma proposition raisonnable et modérée, la voici : Je demande au gouvernement de la province de Québec la moitié de la valeur réelle d'une seule des propriétés que nos Pères ont achetées de leurs propres deniers, de notre propriété de Montréal, c'est-à-dire S 990.009.00 (neuf cent quatre-vingt-dix mille neuf piastres) : et les Pères Jésuites abandonneront au gouvernement toutes les autres propriétés.

« Voici les raisons sur lesquelles j'appuie ma demande :

« 1. Je ne demande que la moitié d'une seule propriété, et j'en cède vingt autres : n'est-ce pas raisonnable et modéré ?

« 2. Nos dettes actuelles s'élèvent à $ 200.000.00 ; pour nos trois maisons d'études et de formation, il ne faut pas moins de $ 30.000.00 de revenus annuels ; pour faire les réparations urgentes que demanderaient nos maisons de Québec, Trois- Rivières, Montréal, Sault-au- Récollet et de Nominingue, il n'en faudrait pas moins de 205.000.00. « 3. Le gouvernement trouvera-t-il ma demande exagérée, quand il considérera que la vente d'une seule propriété peut le rembourser et au-delà ? Ainsi, le Champ-de-Mars, à 5 piastres du pied, rapporterait $ 1.024.110.00 ; et n'obtiendrait-on pas un pareil résultat avec la seigneurie du Cap de la Madeleine, dont l'étendue est de 40 lieues ? Voilà pourquoi, Monsieur le Ministre, je considère ma demande raisonnable et modérée.

« Je n'ignore pas, Monsieur le Ministre, que, dans un document présenté à Rome il y a quelques années (1884) ,on a évalué tous les biens des Jésuites à la somme de S 400.000 (quatre cent mille piastres) ; mais l'inexactitude de cette évaluation est démontrée même d'après les rapports officiels (du gouvernement) cités plus haut. Le même document (de 1884) contient d'autres propositions non moins inexactes, pour prouver que la Compagnie de Jésus est incapable par elle-même de recouvrer ses biens à cause de l'opposition qu'elle rencontrerait dans la législature. En protestant contre cette insinuation, je suis heureux d'affirmer que depuis que la Compagnie de Jésus est entrée en négociations avec le gouvernement, elle a été l'objet de la plus grande bienveillance de votre part, Monsieur le Ministre, de la part de vos honorables collègues et des honorables membres des deux Chambres.

« En terminant, Monsieur le Ministre, je me permets une suggestion. Dès que le règlement sera conclu, ne serait-il pas possible, en dehors de la compensation accordée, de donner aux Pères Jésuites un terrain qui fût comme le monument commémoratif de l'acte éminemment catholique et conservateur que vous allez faire ? Je propose la

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