‹ Voix canadiennes: Vers l'abîme (volume 2)Chapitre 8 sur 81 · DONS EN ARGENT · texte numérisé non relu

DONS EN ARGENT

Non contente de donner des terres pour les écoles et de

transporter leurs instituteurs, la Compagnie leur est aussi venue en aide par des dons en argent. Le Gouverneur Georges Simpsc-i savait les sacrifices que s'imposait Mgr Provencher pour les fidèles confiés à ses soins et pour l'instruction de leurs enfants. Aussi dans une assemblée des Bourçeois de la Compagnie, tenue à York Factory, le 2 Juillet 1825, il proposa les considérants à la résolution que j'emprunte aux minutes de cette assemblée :

Attendu que les efforts bienveillants et infatigables de la mission catholique à la Rivière- Rouge ont aidé puissamment au bien-être et à l'instruction morale et religieuse de ses nombreux ader-tes; et attendu qu'on remarque avec une vive satisfaction, que l'influence de la mission, sous la direction du Très-Révérend Evêque de Juliopolis, a été constamment dirigée de façon à assurer les meilleurs intérêts de la colonie et du pays en général, il est

Résolu : que pour témoigner notre approbation d'une conduite si louable et si désintéressée de la part de la dite mission, il soit recommandé à l'honorable Comité qu'une somme annuelle de cinquante louis sterling lui soit donnée pour l'aider.

Cette recommandation fut acceptée par le Comité de Londres, et à partir de cette date, une somme de cinquante louis, qui fut plus tard doublée, fut payée annuellement à l'Evêque catholique de la Rivière-Rouge. Je puis assurer le lecteur, qu'au lieu de prendre cet argent pour lui-même, l'Evêque de Saint-Boniface le consacra aux œuvres dont il était chargé, surtout à l'œuvre des écoles qu'il ne soutenait et développait qu'avec beaucoup de difficultés.

Les missions protestantes, par conséquent leurs écoles, ont été à cet égard plus favorisées que les nôtres. Sans en être jaloux, les Catholiques ont pu constater que la Compagnie donnait plus à l'Evêque de Rupert's Land qu'elle ne donnait à celui de Saint-Boniface. Il ne peut pas me venir, et il ne m'est jamais venu à la pensée de chercher à savoir l'emploi que les Lords Bishops de Rupert's Land ont fait de l'argent qu'ils recevaient, mais je dois à la justice de dire que Leurs

Seigneuries se sont toujours montrées si zélées pour le succès des écoles protestantes, que je suis convaincu qu'EIles ont été bien aises de recevoir ce secours de la (Compagnie pour ten employer une large part au soutien des écoles de leur dénomination.

Après ce que je viens de dire, il me paraît évident que la Compagnie, comme Pouvoir Public, a puissamment aidé les écoles, tant catholiques que protestantes, d'Assiniboia.

3°. — Le Conseil Colonial.

Le conseil d'Assiniboia est le troisième pouvoir qtii ait exercé une juridiction civile dans les limites de la colonie du même nom. Les revenus dont le conseil pouvait disposer étaient très limités et se bornaient principalement aux produits des douanes.

Le conseil, sans passer de règlement ou loi relativement aux écoles, les aida néanmoins dans une certaine mesure, tant par des exemptions que par des donations.

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