‹ Voix prophétiques; ou, Signes, apparitions et prédictions modernes touchant les grands événements de la Chrétienté au XIXe siècle et vers l'approche de la fin des tempsChapitre 33 sur 90 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

APPAEITION DB LA SAlMTE-ViERQE A SAINT-LOUIS, AUX ÉTATS- UNla.

1. Maladie de Thérèse SchalTer. — II. Sa guérison ÎQ«(aata- □éa. — 111. Paroles que lui adresse la Sainte -Vierge. — !V. Le caractère prodigieux da la guériaon est coastaté.

(25 août 1871)

I. — Nous poursuivons ce bulletin des admirables miséricordes de la Sainte-Vierge par le récit d'une guérison miraculeuse, arrivée dans la ville de Saint-Louis, auï États-Unis, le 25 août dernier, h la suite d'une Apparition de la Reine des Vierges. Co sont les circonstances de l'Apparition qui nous enga- -gent à donner la préférence k ce fait merveilleux sur une foule d'autres de ce genre : Marie y a proclamé une fois de pluB l'excellence de la Virginité, à la face d'un Biècle et dans un pays oii l'on voudrait tout réduire i la vie matérielle.

. < Unejeunefille,ThérèseSchaifer,élevée dans l'asile Saint-Vincent pour les orphelins allemands, lisonsnous dans le Jfomîs du 30 octobre 1871, avait été adoptée, à l'âge de dix ans, par la famille dont elle porte depuis le nom ; elle y avait vécu calme et heureuse lorsqu'il y a deux ans, ayant atteint sa vingtième année, elle sentit sa sauté graduellement s'afTaiblir. Le docteur Gooper,qui la soignait,recoDnut une grosse tumeur

Il 1b poitrine et dans la région du foie. Plusieurs autres médecins forent appelés pour conjurer le mal qui ne fit néanmoins qu'empirer sous Taction des remèdes. La malade fut alors transportée dans Tinfirmerie récemment ouverte par les Sœurs de la Merci dans leur convont situé en face de la maison Schaffer. Les médecins y contiimèrent leurs soins ^ Thérèse. >

n. — « Forcée de s'aliter au commencement de juillet dernier et voyant l'inefficacité des remèdes humains pour la guérison, la malade entreprit avec les Sœurs de la Merci une neuvaine de prières h la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque. Les neuf jours s'écoulèrent ; elle n'éprouva aucun changement ; loin de là, sa position empirait. Elle ne se découragea point, et de concert avec une autre malade, Madeleine Heinstadt, elle commença une seconde neuvaine en rhonneur de la Sainte- Vierge,en récitant tous les jours les litanies du Très-Saint Cœur de Marie. A mesure que la neuvaine avançait,Thérèse devenait plus faible, ne pouvant rien prendre, ni faire des mouvements. Sa fin semblait prochaine et inévitable.

< Le 24 août, la neuvaine s'achevait. Comme la position de Thérèse était désespérée, elle se confessa, et le lendemain, samedi 25 août, elle reçut le Saint- Viatique etrExtrême-Onction. Le docteur Cooper déclara, vers onze heures du matin, qu'elle ne pouvait passer la journée. La jeune malade était sans connaissance et dans une complète immobilité. On s'attendait à lui voir rendre le dernier souffle d'un moment à l'autre. Mais, à peine le prêtre et le médecin s'étaient-ils

retirés qu'ils furent rappelés, et quelle n'est pas leur surprise de voir Thérèse assise sur son lit et leur dire d'une voix claire et naturelle : « Je suis bien; jeveni retourner k la maison. — Oui, dit le Père, lui métrant le ciel, vous voulez aller à votre maison làhaut. > On pensait qu'elle délirait, mais comme elle persistait à déclarer qu'elle était guérie, la Sœur qui l'assistait, appuya fortement la main sur le siège du mal, et ne découvrit plus de tumeur. Thérèse n'éprouvait plus aucune douleur, ^ue s'était-il d(Mie passé? La Sœur lui demanda qui l'avait guérie. >

m. — « C'est la Sainte- Vierge, répondit-elle. » Puis elle raconta avec une grande simplicité qu'avant de recevoir l'Extrême-Onction elle se réveilla de son assoupissement, ouvrit les yôux et vit à la droite de son lit la Bienheureuse Vierge Marie, au milieu d'une lumière éblouissante. La Keine du Ciel avait un vêtement d'une éclatante blancheur, avec un voile également blanc, et sur la tête une couronne d'or avec des étoiles; elle tenait sa main droite appuyée sur la poitrine. Thérèse fut d'abord effrayée de cette apparition, mais ses craintes disparurent quand la Sainte- Vierge lui demanda si elle promettait de faire ce qu'elle exigerait, pour être guérie. — « Oui, répondit Thérèse, je le promets. Voulez-vous faire placer dans cette chambre un tableau représentait V apparition qui vous est faite?— Je le veux. - Fomlez'vous vous engager à entrer dans un couvent, on hien vous dévouer à assister les malades ? — Oui, dit Thérèse; ù. la mort de ma mère, je ferai ce que

vous demandez. — Dès que votre mère sera ensevelie, vous entrerez dans un couvent, ajouta la Sainte- Vierge. Et en disant ces mots, elle disparut. Thérèse retomba dans son insensibilité pendant qu'on l'administrait. Au moment de l'Apparition, il n'y avait dans l'appartement qu'une de ses amies, miss Anna Wentz, entrée depuis dans la maison du Bon- Pasteur: Cette jeune demoiselle ne vit pas la Sainte- Vierge et n'entendit aucune voix; mais elle remarqua sur la face de Thérèse quelque chose d'extraordinaire et de céleste. De plus, elle comprit quelques-unes de ses réponses. »

IV. ~« C'était l'heure du dîner. Thérèse demandait manger. Elle se leva, prit sa réfection, se rendit ensuite à la chapelle, où elle demeura plus d'une heure en prières à genoux. Elle parcourut ensuite le couvent et visita ses parents.

« Le lendemain, le docteur Jamall faisait la visite quotidienne des malades, et il ne fut pas peu déconcerté en voyant la jeune Thérèse venir à. sa rencontre en pleine santé et le sourire sur les lèvres. Le lundi 27, le docteur Jamall, avec trois autres médecins, firent un examen attentif de l'état^ Thérèse. Elle était parfaitement guérie, et n'avait aucune trace de sa maladie.

« Après avoir passé plusieurs jours avec les Sœurs, Thérèse est retournée chez ses parents et a repris ses occupations du ménage sans ressentir aucune fatigue.

« Le B. P. Ascheider raconta ce fait dans tous seft détails, et le communiqua aux journaux catholiques ;

il y ajouta le certificat délivré par les trois médeciDS qui avaient soigné la malade, les docteurs Jarnalli Fapîn et Cooper. Ce certificat ne laisse rien à dénrar. Thérèse était bien Hument atteinte d'une maladie U foie avec une grosse tumeur située près du foie etdi* la région abdominale, qui lui causait des souffiraneei intolérables. Divers genres de traitements loi faxoit inutilement appliqués^ et son état ne laissait ancoiB espérance. Le Docteur Jamall déclara que, le samefi matin, il affirmait aux Sœurs que sa fin était inuninente, et que le lendemain il la trouva complètemeot guérie.Les autres docteurs affirment qu'ils ont examiot Thérèse le lundi 29, et qu'ils n'ont découvert auciia* trace de maladie. >

Nous n'ajouterons qu'un mot de commentaire, b Sainte- Vierge a posé pour l'une des conditions de 11 guérison qu'un tableau commémoratif en perpéto&tla souvenir : elle proclame donc une fois de plus que ta grâces du Seigneur, ainsi accordées, doivept avoir dn retentissement et que la publicité est ici un devoir et une bonne action.

Mais surtout Marie demande à la jeune fille qn'elk se voue k jamais à la sainte virginité, et c'est sar ce point que nous d|qpelons l'attention de nos lecteurs.

Nous répéterons toujours, h. la suite de saint Fvdi que le mariage est un grand sacrement dans rÉgliee; mais nous aimerons aussi à redire avec lui, alors surtout que la Reine des Vierges semble nous y inviter, que h virginité est bien plus sainte encore; virginité abritée à l'ombre des cloîtres ou sanctifiée dans le:< fatigues dei écoles et au chevet des malades ; virginité observée

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