‹ Voix prophétiques; ou, Signes, apparitions et prédictions modernes touchant les grands événements de la Chrétienté au XIXe siècle et vers l'approche de la fin des tempsChapitre 36 sur 90 · DIOCÈSE DE METZ · texte numérisé non relu

DIOCÈSE DE METZ

I. Scène de l'Apparition. — II. Ses circonstances. — III. Enseignements qui en ressortent.

. (7juiUetl872)

I. — Nous avons déjà signalé deux apparitions de la Sainte- Vierge arrivées dans le diocèse de Metz depuis que, séparé de la mère-patrie, il porte le nom de Lorraine allemande; Tune, arrivée peu de jours après la reddition de Metz, est mentionnée à la suite de Fappàritionde Notre-Dame de la Salette ' ; l'autre a eu lieu h, Walschbronn, au chevet de Barbe Conrad, visitée

* Voir plus haut Liy. u, Çh. ii, page 122«124.

k deux reprises par la Eeine des Cieiii qui était, b seconde fois, accompagnée de.saint Joseph.

Au moment de mettre sous presse, la veille de FAi* somption, 14 août 1872, nous arrive la nouvelle d'uni troisième apparition de Marie dans notre cher diocèse. Ce fait prodigieux s'est passé dans l'église paroissiib de l'Hôpital, village situé à quelques lieues de Porbià dont le nom rappelle le triste début de la guerre è 1870. On était au dimanche soir, 7 juillet 1872, jB« où se célébrait la fête du très-précieux sang de Nota* Seigneur Jésus-Christ. Nous tirons les détails soiTUilb au sujet de cette Apparition, d'une lettre écrite è l'Hôpital, à la date du 5 août 1872, par une personM digne de toute confiance, qui tient le fait de la boudt même de l'écolière favorisée de la vision. « Voieif raconte cette personne, le récit exact de l'enfant:

€ J'ai vu k l'église, dans la petite allée, sous II chaire à prêcher, une Sainte-Vierge de la grandeur k la nôtre à l'école (d'environ un mètre). Elle avait «M couronne sur la tête et de beaux cheveux blonds lui tw»* baient sur le dos. Je ne me rappelle pas son habillement, mais je crois que c'était en or. Elle avait ta bras un peu étendus, et tenait dans la main droite inl boule blanche et dans la gauche une boule noire. Del boule blancheje voyais sortir des gouttes d'eau, etdel boule noire des gouttes de sang, mais sans les veî tomber ^ terre. L'Apparition avait à sa droite des sol dats français, habillés en bleu avec képi et fusil, et k i gauche, des soldats ennemis, habillés en vert vn raies rouges aux pantalons et ils avaient des sabn Je l'ai vue pendant tout le sermon et la bénédictio

iaBortantderéglise, elle y étût encore; fai tourné Atàte, étant an milieu de Téglise, et je Tai encore me; j'ai regardé en prenant de Teau bénite, elle n'y SbdtpluB.

n. — € Cette vision, continue la lettre, a duré ^ peu pèsnne heure; c'était le' 7 juillet, pendant les prières d&8oir, entre huit et neuf heures. La petite fille qui a eo cette apparition de la Sainte-Vierge, s'appelle Clémentine G...; elle est fiUe unique d'un marchand deCarling (anneie de l'Hôpital) ; elle a dix ans et demi, 6t (fest une en&nt bien élevée et qui paraît encore bien innocente.

« Quand elle a vu la Sainte-Vierge, elle poussait ses voisines et leur montrait la place de l'Apparition s?ec force signes, mais on ne la comprenait pas. Ses compagnes remarquèrent en même temps qu'elle était pèle et tremblante, mais sans pouvoirs'expliquerTémotion de l'enfant. Ce n'est qu'après être sorties de l'église qu'elles lui demandèrent ce qu'elle avait. Elle leur répondit qu'elle avait vu la Sainte-Vierge à la place qu'elle leur avait montrée, et elle leur demanda k son tour si elles ne l'avaient pas vue. Toutes répondirent que non.

« M. le Curé a demandé à l'enfant k quoi elle pensait avant devoir la Sainte- Vierge. Elle a répondu ju'elle pensait aux souffrances de Notre Seigneur Ïésus-Christ et de plusieurs martyrs, entre autres Sainte Agnès.

M. le Curé l'a encore questionnée sur ce qu'elle »vait pu voir la Sainte-Vierge alors qu'il faisait

déjà si sombre à Féglise que lui-même voyait h peine assez clair pour lire les prières du salut. « Je ne sais pas, répondit-elle, comment cela se faisait, mais je voyais aussi bien que maintenant. » Il était huit heures du matin quand M. le Curé Tinterrogea ainsi.

m. — Bemarquons dansce prodige quifÎEdtd^ailIeQrs le sujet des conversations dans le pays depuis un mois et ne peut être révoqué en doute, plusieurs circonstances dignes d^attention : c^est dans le mois de juillet qn^ a lieu, mois où éidata la guerre de 1870; inutile d'insister sur cette fête du très-précieux sang de Notre- Seigneur; le fait se produit tard, aux derniers exerdoes religieux de la paroisse, comme pour nous inculquer la persévérance dans les œuvres réparatrices; du otté du soldat français, un zouave pontifical peut-être, est le globe blanc d'où sortent des espèces de larmes,8igBe de pardon ; du côté gauche où se tient le soldat ennami, le globe est noir et sanglant, ce qui pourrait signifier que rissue des luttes futures ne lui serait point favorable; c'est enfin une enfant, pleine de candeur qui voit l'Apparition pendant le sermon et la bénédiction, comme si Marie voulait nous enseigner que c'est par une inviolable fidélité aux lois de la Sainte ÉgM que les nations se guérissent et se relèvent de lenzi défaites.

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CHAPITEE XV.

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