‹ Voix prophétiques; ou, Signes, apparitions et prédictions modernes touchant les grands événements de la Chrétienté au XIXe siècle et vers l'approche de la fin des tempsChapitre 43 sur 90 · A MU6NAN · texte numérisé non relu

A MU6NAN

I. Raliqnes merreilleases de sainte Philomène. — II. L'ancre que tenait sa maiii disparait. — III. Son sang devient ' noir.

I. — Aujourd'hui même où nous sommes amené à écrire ces lignes en Thonneur de sainte Philomène, derge et martyre, il se trouve fortuitem^t que nous

sommes au lOaoût, jour auquel le martyrologe romain rapporte la fête de l'illustre thaumaturge du dis-neuvièïne siècle. Noua acceptons cette coïncidence comme une gentillesse de la chère petite sainte du vénérable curé d'Ara.

Beaucoup de nos lecteurs sont familiers avec les détails du culte des reliques de sainte PhilomÈae. DisoDS en peu de mots que depuis le 25 mai 1802 oti ces dépouilles sacrées ont été retrouvées dans les catacombes de sainte Priscille, k Rome, pour être transférées peu de temps après à Mugnano, dans le diocèse de Noie, elles n'ont cessé de faire des prodiges '.

Ainsi on vit, en 1814, lé corps artificiel dans lequel sont renfermés les précieux ossements de l'héroïque vierge, s'asseoir modestement dans la châsse avec tous les ornements dont il était revêtu, au lieu de rester étendu comme il était primitivement. En même temps le visage avait perdu ses premiers traits ; les lèvres surtout qui auparavant étaient difformes, respiraient une grâce merveilleuse qui,joiute à la candeur de la physionomie et à l'incarnat des joues, ravissufe mainteBwt les yeux : et cependant les quatre sceaux delà chftsse étaient demeurés intacts et la clef étùfe toujours & Naples.

U. — Jusqu'en ces derniers temps, la aùnte effigie avançait le pied et tenait en main une ancre, en souvenir de l'un des instruments du supplice de Fhilomène,qaandellefutprécipitéedansleTibre.0r,depui8

1 Tdr Im Fetita Bollandiatcs, tome nii, p. 239.

rinvasion piémontaise , nous racontait récemment un missionnaire apostolique revenant d^un pèlerinage à Mugnano, le pied s'est retiré et Tancre a disparu nonseulement de la main de la sainte, mais aussi de la châsse, sans que celle-ci ait été ouverte, ainsi que le témoigne Fétat des sceaux demeurés intacts sur les parois. L'ancre est le signe de resj)érance. Est-ce Tâge d'or ou l'âge de fer que présage ainsi sainte Fhilomène h lltalie piémontisée ? Est-ce défiance de sa part visà-vis de ritalie-une ? Est-ce un encouragement à. l'ère du progrès moderne ? 0 ancre de salut! puisses-tu bientôt reparaître h, la main bénie de Fhilomène !

m. — Le même pèlerin nous a affirmé un autre prodige arrivé sous ses yeux en avril dernier, à ce même tombeau. On sait que le sang de la sainte a été précieusement recueilli avec ses ossements, lors de l'invention de ces glorieuses reliques dans les catacombes. Il était demeuré, par petites parcelles desséchées, adhérent aux parois du vase auquel il avait été primitivement confié par la piété des fidèles. Lorsqu'on en eût détaché et recueilli les différents fragments dans une urne en cristal, les personnages qui étaient présents virent tout à coup, à leur grande admiration, étince- 1er l'urne où les parcelles sacrées présentaient l'aspect de l'or, de l'argent et des pierres précieuses les plus brillantes, en sorte que ce sang desséché et d'une teinte brune un moment auparavant, resplendissait de l'éclat des couleurs les plus vives, telles qu'elles brillent dans l'arc-en-ciel.

Or, ces précieuses parcelles, toujours conser

avec le plus grand soin dana l'urne de cristal o& ellÈs prennent différents aspecla sons les yeux des pèlerins, ont été vues par ce missionnaire sous la forme des sacrés coeurs de Jésus et do Marie.

On fit aussi, sous ses yeux, un signe de crois avec l'urne sacrée h l'intention d'appeler la bénédiction de ta sainte Bur la personne de l'auguste Pie IX : or, & et moment, le sang de sainte Pliilomëne devint tout b coup noir! Que les âmes pieuses qui liront ces lignes redoublent donc de supplications devant le divin Maître afin que le Souverain-Pontife abreuvé des eaux du torrent jusqu'à la lie, relève bientôt la tête, au jour immanquable du triomphe !

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