CHAPITRE 1er
base d’opérations et une excellente ligne de défense, pourrait être regardée , dans l’un et l’autre cas, comme le garant de toutes les opérations. Il serait même convenable qu’elle fut toujours en état de défense. Si l’armée venait à s’en éloigner par des succès , loin de la négliger, il serait prudent de travailler à la mettre dans un état formidable , à mesure qu’on avancerait en pays ennemi , afin qu elle pût servir d’arrière-base , et qu’en cas d’échec , elle procurât un bon appui. Sans cette précaution,
teresses, nous paraît un peu vague; en effet une place se trouve toujours, ou au centre, ou aux extrémités d’une ligne, à très-peu de chose près : car si elle est à quelques lieues de la frontière, elle n’en est pas moins à l’extrémité du front d’opérations; et si elle s’en écarte de plusieurs marches, elle se rapproche alors du centre. L'auteur aurait pu présenter un système d’emplacement pour des forteresses ; nous croyons qu’une frontière serait parfaitement couverte par deux lignes de trois places chacune, dont une au centre, et deux sur les ailes. La seconde ligne serait à deux ou trois marches en arrière de la première, afin que l’armée eût quelque espaèe entre elles pour combiner ses raouvemens. Par économie, on pourrait les établir en ligne concentrique, car les retraites qu’elles doivent couvrir se dirigent presque toujours vers le centre de l’Etat : alors on construirait trois places en première ligne, deux en seconde, et une place d’armes en troisième.
3o PRINCIPES DE STRATÉGIE,
les succès obtenus n auront d autres résultats <fue d’affaiblir et peut-être de détruire l’armée victorieuse.