CHAPITRE II. 'Jl
s'élargit, jusqu'à son confluent auprès Je Rain; le lit de cette rivière est parsemé d'iles , et a plusieurs gués aux environs d’Augsburg. On voit par -là qu’en descendant son cours depuis Landsberg , il ne manque pas de passages : les principaux sont dans cette ville et à Rain.
Les courans entre le Lech et Flller qui méritent quelque attention sont : la Wertacli , la Schmutter, la Zusam , la Mindel , la Kamlach et la Günz; ce ne sont pourtant pas des défilés remarquables , puisque , loin de sillonner de profondes vallées , ils arrosent au contraire un pays ouvert bien pourvu de communications.
L’Iller descend des montagnes de Dernberg et d’Eckberg dans le Vorarlberg, quitte la grande chaîne au-dessus d'Immenstadt, passe près de Rempteu , et tombe dans le Danube , vis-à-vis d’Ulm. Quoique ses rives ne soient point escarpées , il présenterait pourtant des obstacles à un passage à cause de la rapidité de ses eaux , s'il n’avait plusieurs beaux ponts auxquels aboutissent nombre de communications. Depuis 1 Hier jusqu’aux sources du Danube , le pays quoique coupé, se compose de hauteurs à pentes douces , arrosées par de petits niisseaux ; il est bien cultivé, très-peuplé , et par conséquent rempli de communica- 1. 5*
tions. La Riess, la Schussen et lOstrach , sont les seuls défilés qu'on rencontre. Cette dernière petite rivière forme depuis sa source, auprès de Nassaeh, jusqu à son confluent non loi ’ i de Mengen , un marais qu on ne peut passer qu en fort peu d endroits.
Les principaux affluens du Danube sortant de la chaîne de montagnes qui le sépare du Rhin et viennent s’emboucher sur la rive gauche sont :
i° La Bîau, ruisseau qui mérite à la vérité peu d'attention pour le volume de ses eaux , mais qui , jaillissant auprès de Sclielkingen , coule dans une gorge formée de rochers à pic, et tombe près d’Llm dans le Danube.
2° La Brenz, qui serait aussi peu remarquable si , à partir de sa source auprès de Kœnigsbrunn, son cours ne traversait une vallée profonde jusqu a Giengen, pour ensuite s’emboucher à Guudelfingen.
3° La Wernitz , qui reçoit auprès de Heroldingen les eaux marécageuses de l'Eger et les courans qui descendent de la montagne de Ries. Ce n’est qu entre Haarhurg et Donauwerth, qu elle forme un défilé escarpé.
4° L’Altmühl , qui prend sa source au village de Hornau dans le pays de Baireuth, passe devant Eielistædt , et se jette dans le Danube au-