CHAPITRE II
présentent-ils des difficultés à cause de l’escarpement de ses rives. Cette base d’opérations est aussi défavorable dans l’offensive , où la nature du pays en avant s’oppose à ce qu’on débouche avec facilité et restreint le choix des entreprises, que dans la défensive, où il faut beaucoup de célérité dans les mouvemens pour garantir les points menacés (1).
Les montagnes qui masquent l’aile gauche, empêchent de se porter en avant , exceptédans le court intervalle entre le Danube et la route de Steier par Wels et Lambach. En face du centre s’élèvent. les montagnes impraticables
(i) Cette pensée, quoique juste au fond, semblerait équivoque à beaucoup de lecteurs, si elle n’était expliquée. En effet, on pensera généralement que toute ligne oùl’on attend l’ennemi, est justement plus facile à défendre, à mesure que les communications y sont plus rares et plus difficiles ; car la frontière la plus inaccessible, à laquelle on n’aboutirait que par un seul chemin , serait bien celle qu’on attaquerait avec le moins de succès. Mais l’auteur a voulu dire, sans doute, que la base d’opérations citée ne serait pas d’une défense aisée, parce qu’elle est accessible perpendiculairement, et dans la direction suivie par l’ennemi ; tandis que les communications transversales ou parallèles manquent , et que les troupes chargées de défendre la ligne ne pourraient pas se mouvoir avec facilité pour se porter au point où l’effort aurait lieu.
du Bœhmenvald, dans lesquelles on ne peut établir de communications , à partir du Danube jusqu’à la route qui conduit à Ratisbonne par Kl a Pt au et Neumarkt. il y a bien entre cette première ville et Egra quelques chemins qui conduisent de b extrême droite , au-delà de cette masse de montagnes, mais ils sont très-difliciles. On ne peut donc assigner d autre direction aux opérations que vers les débouchés des montagnes entre Egra et Neumarkt, ou dans la vallée duDanube , par Enns et Steier vers 1 Inn ; encore ces deux lignes sont tout-à-fait séparées par ce lleuve et par la chaîne du Bœhmenvald.
3° Les communications qui traversent la masse principale entre Egra et Neumarkt, s'éloignent les unes des autres, et prennent des directions di lier en tes dès qu'elles ont franchi les crêtes des montagnes. La route d Egra se dirige vers le Mein ; celles de Sandau , Rosshaupt et Klentsch mènent à la Naab, ou de Klenlsch même par Nittenau et Rirn vers le Danube; enfin celle de Neumarkt conduit également à ce lleuve.
Dans toute l étendiie comprise entre les sources du Mein , celles du Danube et les deux rives de la Naab jusqu’au-delà de la Vils, les montagnes sont hautes et escarpées ; en sorte que toutes les routes n ont entre elles d'autre liaison