CHAPITRE II
io5
Lignes transversales qui lient les côtés du nord et du sud du théâtre de la guerre .
lieues, marches»
DeFriburg, par Rastadt, à Francfort . 6q^ou 12
De Mœskirch, par Heilbronn, à Aschaffenburg . 67 — 1 1
De Memmingen, par Rothenburg, à Würz-
burg. . 60 — — 10
De Landsberg, par Dietfurlh et Roth, à
Bamberg . . . 60 1 — 10
De Munich, par Schwarzenfeld , à Egra. . . 61 \ — 12
D’Alt-OEtting à Klentsch . 42 — 7
De Straubing à Cham, cette chaussée, encaissée entre deux hautes montagnes, est si escarpée en quelques endroits , qu’on ne peut s’en servir sans beaucoup de difficultés, et qu’il ne convient pas de la prendre dans les mouvemens qui exigent de la célérité.
De Steier à Enns, par Budweis et Pilsen. . . 89 — 14
Ce sont les circonstances qui déterminent, dans l'offensive, le choix, des lignes d'opérations , et dans la défensive , celui des lignes de défense.
SECTION y.
Positions défensives.
Lorsque par manque de forces , ou faute d’être suffisamment préparé , celui qui ale Rhin pour base d’opérations, est contraint de se tenir sur une défensive absolue , il n’a presque rien à craindre. À couvert par ses forteresses , les deux têtes de pont de Kelil et de Cassel le mettent à même d’inquiéter sans cesse l'ennemi qui s'avancerait contre la base , et de lui faire beaucoup de mal sans courir lui -même de dangers.
Celui qui doit défendre la base de l’est , se trouve dans une position bien plus difficile , quand les circonstances et la brièveté du temps ne lui permettent pas d'atteindre les environs de Ratisbonne , et de s’y préparer ime position entre Landshut et Wernberg. Sans point intermédiaire pour arrêter les progrès de l'ennemi , n’ayant pour ligne de position que la base elle -même, privé de commimications transversales entre les lignes que celui-ci choisirait vers Budweis et Emis pour son opération, il ne lui reste qu’à s'y maintenir jusqu à ce qu'il se soit avancé de Ratisbonne sur 1 un ou l’autre de ces points ; seulement alors, selon que