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Vol. 2

L’histoire consacrée à l’instruction de l’homme, est aussi la meilleure école de l’Art de la guerre. Elle démontre l’excellence des principes reconnus, en exposant les résultats différens qu’ont produit le soin ou la négligence à les observer, et enseigne, par des exemples, la manière la plus convenable de les appliquer»

^ La nature du terrain déterminant l’ordre

et la marche des opérations, il faut avant Tout, avoir une connaissance parfaite du théâtre de la guerre , et se rendre compte de ses accidens , afin d’asseoir un jugement solide sur les événemens militaires qui s’y passeront.

Sous ce point de vue, l’on ne saurait trouver d’exemples plus instructifs et plus capables de répondre au but de cet ouvrage , que ceux de la campagne d’Allemagne en 1796, dont les scènes ont eu

lieu sur le théâtre décrit dans la partie précédente.

L’intention de l’auteur n’est pas de rabaisser les opérations de généraux justement estimés. Il sait qu’il est plus facile de juger des événemens après coup, dans le calme de la réflexion , et avec une connaissance exacte des ressources de chacun des partis, que de prendre une juste résolution au moment de la crise. Ainsi ce serait à tort qu’on le verrait dans cet ouvrage , frondeur jaloux ou critique présomptueux. Il ne prend la plume que pour étendre l’instruction et propager les connaissances militaires d’un ordre supérieur. L’Histoire de la campagne de i 7 9 6 , ne doit donc être considérée que comme le développement des principes de Stratégie et de Tactique qu’il a posés dans la première partie de son ouvrage.

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