‹ Vol. 2Chapitre 2 sur 157 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Coup d’œil sur les campagnes de i j 92, 1 7 9 3 j 1794 et 1795, en France s dans les Pays-Bas et sur le Rhin,

La révolution qui éclata en France en 1789 faisait des progrès rapides : elle sapait les droits de souveraineté chez toutes les nations , et particulière ment dans les pays limitrophes; aussi les Princes les plus puissans de l'Empire Germanique crurent devoir conjurer l’orage , en se coalisant à Pillnitz , en 1791 (1).

(1) Il est permis de croire que l’auteur n’a pas été exac*

Le premier et principal objet Je cette coalition , fut de défendre la dignité et les droits de Louis XVI, de rétablir la tranquillité dans 1 intérieur de ses états, et de garantir celle des peuples voisins. Avant même quelle fut formée, les meneurs exaltés qui tenaient alors en France le timon des affaires, avaient regardé la guerre comme le moyen le plus sur d’exciter le fanatisme républicain : la faction puissante des Girondins crut devoir s’en servir pour maîtriser l’effervescence de la Nation , en la détournant vers un objet extérieur. Elle ne manqua pas de prétexte pour l’allumer. Le 20 avril, la guerre fut déclarée à la maison d’Autriche , et presque 'aussitôt les hostilités commencèrent par des attaques infructueuses dans les Pays-Bas.

Les Princes coalisés armèrent également : mais ils croyaient trouver la France en proie

tement informé des motifs qui ont décidé le traité de Pillnitz.La révolution a été un grand malheur, mais ce traité en a été un autre. Ses conséquences immédiates ont précipité la chute de Louis XVI, causé la grandeur territoriale de la France, et augmenté les forces maritimes de l’Angleterre. Mais ce n’est pas ici le cas d’entrer dans une dissertation politique , pour rendre ces vérités plus sensibles.

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