CHAPITRE IX
Saint-Gyr s’avança le 18 juillet, contre Stuttgard, et Moreau avec la gauche et la réserve, suç Sacbsenheim, par Vaihingen. A trois heures et demie les Français arrivèrent devant Stuttgard, culbutèrent les postes de cavalerie qui s’y trouvaient, et débouchèrent de la ville sur deux colonnes , contre Canstadt et Berg. Les Autrichiens conservèrent ce dernier village , et repoussèrent dans les faubourgs de Stuttgard les troupes qui lavaient attaqué; enfin les Français restèrent maîtres de la ville et du bois qui s’étend jusqu’à Rohracker, et les Autrichiens de leur position.
L’Archiduc fit occuper dans la nuit Canstadt par 3 bataillons ; il fit garder aussi le pont de Turckheim et le gué de Plochingen , et envoya des renforts par Essîingen au corps qui, après avoir menacé Hohenheim , s’était retiré sur les hauteurs d’Esslingen, après la perte de Stuttgard.
Le 19, au point du jour, l’armée impériale marcha par ligne et par la gauche. La première passa le Necker près de Mühlhausen , et vint par Hofen s’établir sur les hauteurs , en arrière de Canstadt ; la seconde traversa la rivière près d’Aldingen , et s’établit sur les hauteurs d’OEffinger , derrière la première ligne. Les Saxons formant une troisième colonne, se dirigèrent
par Zuffenhauseu à Hofen , où ils passèrent le Necker, et prirent position à côté de l’aile droite. L’artillerie et les équipages suivirent la route de Neckerrems, et parquèrent à Waiblingen. Un rideau de troupes légères fut laissé sur la rive gauche du Necker : Canstadt, Esslingen et les hauteurs en avant de ce dernier endroit, restèrent occupés.
Par cette manoeuvre, les Autrichiens maîtres de ces débouchés importons , tinrent l’ennemi dans l'incertitude de leurs projets, et couvrirent leurs positions de retraite : mesure indispensable , attendu <jue le terrain favorisait le passage de la rivière sur plusieurs points.
Lorsque tous les dépôts et les magasins de Heilbronn et Laufen furent en sûreté , le corps volant détaché dans cette contrée se retira à Ottmarsheim et Mündelsheim , derrière le Necker, d’où il continua à observer l’ennemi.
Le contingent de Souabe se repliait à mesure que la division Duhesme gagnait du terrain vers le Necker. Arrivé à Horb , ce corps occupa Haigerloch et Hechingen. Affaibli le 17, par la défection des Wurtembergeois, qui se mirent à Tïibingen sous la protection des Français, il se retira le 19 à Gamerdingen , et