CHAPITRE IX. l8g
Necker, et recueillir la cavalerie du prince de Lichtenstein , dans le cas où elle serait forcée d’abandonner les bords de la Wurm.
Ce petit corps avait ordre de s’établir entre Berg , à la réunion des routes de Stuttgard et Esslingen à Canstadt , et une hauteur où passe la chaussée de Yaihingen à Stuttgard.
Sur ces entrefaites , le centre de l’armée française , faisant mine de s'avancer contre cette ville , marcha directement sur la Wurm.
L’Archiduc après avoir, le 17, renforcé de 4 escadrons le corps établi à Canstadt, l’envoya à Esslingen pour s’assurer de ce passage principal du Necker , et faire des démonstrations contre Hohenheim; il le remplaça par 4 bataillons et 2 escadrons. Le Prince se porta le même jour au soir , sur deux colonnes, à Scliwieberdingen où il passa la nuit derrière le défilé; et campa le lendemain la droite en arrière de Kornwestheim, et la gauche derrière Mühlhausen, d’où il détacha les Saxons à Moeglingen; ses avant-postes s’étendirent derrière la Glems. Le détachement qui était resté àStepach fut retiré derrière l’Enz , tant pour couvrir Heilbronn et Laufen, que pour favoriser l’évacuation du parc d’artillerie. On jeta deux ponts sur le Necker, près de Mühlhausen et d’Aldingen.
Pendant que l’ Archiduc concentrait toutes
scs forces eu gagnant le Necker, Moreau étendait les siennes : la première division de son aile gauche entre Pforzheim et Stein, poussant son avant-garde à Kieselbruna; la seconde avait sa gauche à Neureuth sur le Rhin , et sa droite à Blankenloch et Weingarten ; la réserve s’établit derrière Pforzheim , près de Birkenfeld, Bretzingen, Ispringen et Dietlingen. La première division du centre était établie sur le Necker, entre Ihlingen et Horb; la seconde avait sa droite sur les hauteurs de Schafhausen, et sa gauche à Weil ; son avant-garde à Leonberg. La première division de l aile droite appuyait sa droite à Rheinfeld sur le R.hin, et sa gauche à Sckopfen ; la seconde avait sa droite à Mundingen, sa gauche à Simonswald; son avant-garde dans la vallée d'Enfer, et près de Saint-Peter; sa réserve à Eichstetten.
Cette disposition était vicieuse, parce quelle empêchait le général français d’attaquer en force et avec supériérité, et qu elle laissait à son adversaire la liberté d effectuer sa retraite comme il le jugerait à propos. 11 faut convenu' néanmoins qu elle ne donnait pas de prise aux Autrichiens, car les divisions placées près de Weil et de Pforzhéim, étant à portée de se réunir, suffisaient avec la réserve pour leur tenir tête.