‹ Vol. 2Chapitre 129 sur 157 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

chingen , Neresheim et Gundelfingen , avait trop d’extension pour être de bonne défense. Il n’y a guères que l’éloignement de l’ennemi , et la facilité d’occuper sans risque toute la contrée , pour en tirer des subsistances et en imposer aux Français qui , à certains égards , pouvaient en justifier le choix; aussi l’Archiduc la changea-t-il le 3 dans l’après-midi , dès qu’il connut la nouvelle direction prise par son adversaire, et que ses troupes légères parurent à Ellvangen et Aalen. Desaix qui était en marche pour Gmünden , apercevant le côté faible du cordon autrichien , l’attaqua à l’instant où il se retirait à Aalen , et le rejeta de cette ville et de la forêt de Waldhausen , avec une perte, considérable, si bien qu’il se replia de Laucheim à Waldhausen et Kœnigsbrunn.

Ces mouvemens dénotaient l’intention de tourner la droite des Impériaux, et semblaient annoncer qu’on allait les attaquer vigoureusement, et les forcer à repasser le Danube ; cependant ils n’étaient point encore assez prononcés pour qu’on dût en rien préjuger , car d’ Aalen, ils pouvaient se tourner aussi bien vers Noerdlingen que du côté de la vallée delà Brenz , par Heidenlieim à Neresheim ou Gundelfingen,

3/jo HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1 796.

Après avoir passé Je Necker , Moreau projetait sûrement de gagner le Danube ; mais il n’avait pas encore de plan pour françliir ce lleuve. Son indécision ne peut être attribuée qu'au peu de connaissance du pays coupé et difficile où il se trouvait. Il n’osait s'aventurer et s’exposer à un échec qui aurait eu les conséquences les plus graves dans ces longs défilés , que séparent des montagnes escarpées.

Bien que de Neresheim 1 Archiduc fut assez près de Nœrdlingen pour y arriver avant les Français qui occupaient Aalen , il se décida , dès le 3 août , à s'y porter avec 9 bataillons et i5 escadrons; 3 bataillons et 4 escadrons restèrent sur la hauteur d Umenlieim , près de Neresheim; et le corps du prince de Lichtenstein , formant alors l’avant-garde de l’aile droite , fut établi à Trochtelfingen, occupant Bopfingen et Michelfeld, comme avant-postes.

Le 4 5 Hotze se porta avec 8 bataillons et 12 escadrons , de Gundelfingen à Umenlieim ; 2 bataillons et 4 escadrons restèrent à Dischingen; le général Biese marcha à Gundelfingen avec 6 bataillons et 12 es cadrons : le reste de 1 année garda sa position qu’011 couvrit par un cordon de troupes légères depuis Bopfingen par Natheim , Stauffen , Giengen jusqu au Danube. Cette nouvelle position était

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