CHAPITRE XIII. 24i
encore plus étendue et plus exposée que la première.
La chaîne de montagnes escarpées qui divise les afïluens du Necker de ceux du Danube , sépare aussi le Kocher de la Brenz , entre Koe^ nigsbrunn et Ober-Rochen , d’où elle se projette dans la direction de Neresheim et Bopfingen. C’est de cette chaîne et de ses ramifications que sourdissent , de Gundelfingen à Donauwerth, tous les afïluens du Danube, ainsi que ceux de la Brenz et de laWernitz.Les vallées de ces ramifications ne sont pas fort longues, mais très-basses. Le chaînon qui s’étend vers la Wernitz est impraticable : borné d’un côté par le Danube , et de l’autre par un pays assez ouvert, entre JNoerdîingen et Mædingen, ses revers , quoique peu étendus , deviennent abruptes à mesure qu’il se rétrécit; couvert de forêts épaisses, il n est traversé que par des chemins très-mauvais, et la plupart impraticables à l’artillerie ; le seul bon en toiît temps pour les équipages conduit de Heidenheim à Neresheim, où il se bifourcbe; une de ses branches mène à Noerdlingen, par Umenheim, à travers une forêt épaisse, d’où il descend brusquement dans la plaine de Hollheim ; l’autre conduit au Danube par Discbingen ou Ratzenstein et Eglingen.
11 n existe dans les montagnes jusqu'à la Wemitz , aucune autre communication du Danube à la plaine de Aœrdlingen. C'est là que r Archiduc s'était placé, sa droite appuyée à cette ville, sa gauche à Gundelfingen; n'ayant pour opérer sa retraite , que la route de Aœrdlingen à Mædingen, conduisant à Donauwerth, par la vallée de la Wemitz; et celle qui longe le Danube. Il est vrai que le centre avait la faculté de se replier à Donamyerth par le défilé de la Kessel: mais ce chemin détestable était impraticable à la grosse artillerie; enfin cette position , coupée de ravins escarpés , joignait à ce vice radical celui d un si grand développement, qu'aucun point ne se trouvait à portée d'être soutenu , ni fortement défendu.
Décidé à quitter Bœbmenkircb , l'Archiduc n'avait rien de mieux à faire que de se retirer par Gundelfingen dans la vallée de la Brenz, pour se rapprocher du Danube ou le passer. Son intention étant de s'éloigner le moins et le plus tard possible de Wartensleben , il fit bien de s'arrêter au premier parti; mais dès-lors c'était vers sa droite qu'il devait porter toute son attention : au lieu de la refuser à Aoerdlingen, d'établir sa gauche à Gundelfingen, et le centre à l'angle saillant de Aeresheim; il convenait de