CHAPITRE XIV
dans l’opinion qu’il valait mieux poursuivre Fennemi pied à pied (1).
Il est rare que l’homme sonde les replis de son coeur pour y découvrir les mobiles de ses mouvemens. Il n’appartient qu’aux âmes fortes de démêler le principe secret des causes apparentes de leurs actions, et d’agir pour Te mieux d’après leur intime conviction. On croit avoir de bonnes intentions, des principes épurés, tandis qu’on est poussé par tout autre motif : tant il est vrai que le vulgaire se laisse entraîner par ses passions !
(i) L’auteur, d’ailleurs si impartial, s’écarte ici de la règle qu’il s’est tracée, en reprochant au général français un défaut qui n’est pas dans son caractère. L’armée lui rend plus de justice, et sait que s'il fut surpasàé enta» lens,par quelques-uns de ses contemporains, personne ne porta plus loin que lui la modestie et le patriotisme.