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CHAPITRE XV

était considérablement affaiblie : l’aile gauche de 12,470 hommes et 4->94° chevaux, avait 4 bataillons et 10 escadrons àKrombach, sous les ordres de Froelilich; 2 bataillons, 5 escadrons aux ordres de Giulay, à Günzburg; le corps de Condé, de 3 bataillons et demi et 9 escadrons, marchait pour se réunir à lui; 10 bataillons et 16 escadrons campaient à Hochstædt , sous Riese.

Le centre, commandé par Hotze , avait sa gauche de 4 bataillons et 6 escadrons, sur les hauteurs en arrière d’Amerdingen ; sa droite de 3 bataillons et 4 escadrons , derrière Forcheim; 4 bataillons et autant d’escadrons , en réserve à Aufhausen ; un bataillon et 4 escadrons , sur les hauteurs entre ce village et Eglingen ; enfin , un bataillon et demi et 2. escadrons , en avant-postes à Forcheim , W eilerhof, Eglingen, et près de la maison de chasse. Tous ces corps formaient ensemble i3 bataillons et demi et 20 escadrons, c’est-àdire , 9,5oo hommes de pied et 3480 chevaux.

L’aile droite présentait une force active de 7,770 fantassins, et 4,840 hommes de cavalerie. Le gros de 9 bataillons et 1 3 escadrons , se trouvait en position à Mædingen. Le prince de Lichtenstein avec 2 bataillons et 22 escadrons , était en avant-garde à Nœrdlingen.

268 HISTOIRE DELA CAMPAGNE DE l~g6.

L'armée impériale avait reçu des pays héréditaires, im bataillon et 6 escadrons de renfort , et Moreau 3 bataillons et 2 escadrons du Rhin.

La position du dernier, au milieu de la partie ouverte des montagnes, était des plus heureuses (1); elle commandait la route principale de IXoerdlingen, et vers le Danube.Moreau pouvait donc se jeter sur une des ailes ou sur le centre de l’ennemi , sans craindre de sa part la même manoeuvre, vu la dispersion de ses forces dans des montagnes impraticables. Le gros de l’armée autrichienne avait à dos des vallées qui, descendant par Mædingen vers la route de Noerdlingen et la Wernitz,n’o£ùent que de mauvais chemins pour une retraite : culbutée au centre , et ses deux ailes étant séparées, elle eût été fort embarrassée; les Français au contraire, ne risquaient presque rien, même en cas d’échec , attendu qu’ils pouvaient se réunir, et se défendre sur les hauteurs avantageuses en avant de Neresheim et d’Umenheim.

(1) Il faut avouer que si la position de l'armée française était aussi avantageuse, c'était l’effet d'un pur hasard, car Moreau qui ne s’attendait point à ce que l’Archiduc allait faire volte-face, ne l’occupait que comme une position de passage.

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