‹ Vol. 2Chapitre 16 sur 157 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Buonaparte fait la conquête de ï Italie , et pousse jusqu aux frontières du Ty-

rol. - Wurmser vole au secours de

Mantoue. *— Retraite des Autrichiens sur la rive droite du Rhin .

Les préparatifs de l’ouverture de la campagne se terminaient à peine en Allemagne, que déjà les hostilités commençaient en Italie. Buonaparte avait remplacé le général Schérer dans le commandement de l’armée française , et Beaulieu venait de prendre celui de l’armée autrichienne. Jusqu’alors la guerre s’était bornée , de ce côté , à la conquête dè la Savoie , et à quelques combats insignifians. Celui de Loano , livré le a3 novembre 1795 , fut le plus important, parce qu’il enleva aux Autrichiens la rivière du Ponent , avec les crêtes de la chaîne de montagnes qui sépare 1-Etat de Gênes du Piémont.

L’intention de Beaulieu , à l’ouverture de la

campagne, était de pousser sur le Yar ; il battit le général Cervoni à Y oltri , mais négligea de s’emparer de cette chaîne de montagnes , véritable clef du pays, et qui servait d’appui à son aile droite. Buonaparte fit tourner cette faute à son avantage , et culbuta les Autrichiens à Montenotte. Ce combat fut suivi de deux autres aussi heureux à Dego etàCeva. Les Français gagnèrent les flancs et les communications des ennemis, séparèrent les Piémontais des Autrichiens , et les forcèrent à une suspension d’armes. Buonaparte, par une marche rapide le long du Pô jusqu'à Plaisance , où il passa ce fleuve, profita non-seulement de ses avantages , mais sut encore en tirer le plus grand parti , en obligeant les Autrichiens à une retraite absolue. En peu de jours, il se rendit maître de l'Italie, dispersa les troupes impériales, plus encore par des marches que des combats, et sans bataille rangée, car le passage de FAdda à Lodi n était qu’une simple affaire d arrière-garde. Ce ne fut qu’avec les plus grandes diihcultés qu on jeta une garnison dans Mantoue , et qu on put approvisionner cette place , seul boulevart de P Autriche de ce coté. Les débris de 1 armée se réfugièrent dans le Tyrol , ou ils occupèrent les entrées des vallées devant Buonaparte , qui couvrait le siège de Mantoue.

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