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CHAPITRE III

chienne du Bas-Rhin , et de celle de Sambre et Meuse. Les deux partis restèrent néanmoins dans leurs positions , car les Français n’étaient pas assez forts pour entreprendre quelque chose de sérieux, et n’avaient d’autre intention que de tâter leurs ennemis. Ce jour-là, les Autrichiens commencèrent deur mouvement rétrograde successif.

Le 3 juin , leur avant-garde alla prendre position près d'Ober-Alben et Blaubach. Le 4? elle se retira derrière le défilé de Lautereck; l’armée se transporta , le 6 , dans les environs de Führfelden, ayant ses avant-postes sur le Glan. L’Archiduc détacha 9 bataillons à Wurmser , afin de réparer, en quelque sorte , les pertes qu’il avait pu faire pour se rendre en Italie.

11 n’était guère possible que les Autrichiens se maintinssent dans leur nouvelle position. Tandis que Jourdan cherchait à les retenir par des démonstrations dans le Hundsrück et sur la iNahe , Kleber s’avança de Düsseldorf, repoussa le prince de Wurtemberg et s’approcha de la Lahn. Le passage du Rhin par la division Grenier , coïncidant avec la marche de Bernadette et de Championnet vers Coblentz , donna à l’Archiduc des inquiétudes sérieuses sur ses communications ; en conséquence , il détacha vers Mayence le contingent saxon f

3o HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1796.

consistant en 8 bataillons et 19 escadrons , avec 11 bataillons et 22 escadrons autrichiens; le reste de l’armée les suivit de près et passa le Rhin dans cette place , le 9 et le 10 ; 22 bataillons et autant d'escadrons restèrent sous le commandement du général Mercantin , derrière la Seltz , où ils entrèrent, le 14, dans le camp retranché de Hechtslieim. Les divisions Marceau et Poucet qui les avaient suivis, les y observèrent sans trop s’engager. Wurmser , sentant aussi la nécessité de contenir l’armée de Sambre et Meuse , détacha de Mannheim sur le Mein, 6 bataillons et 14 escadrons aux ordres du général Hotze.

A mesure que les troupes de l’Archiduc arrivaient sur la Seltz, l'armée autrichienne du Haut-Rhin quittait les positions qu elle occupait à la lin de l'armistice , pour se retirer dans la tête de pont de Mannheim. Moreau la suivit avec son aile gauche et son centre, sans inquiéter sa retraite. Son projet de forcer le passage du Rhin était plus difficile à exécuter que celui de Jourdan : celui-ci avait déjà un débouché sur la rive droite du Rhin , à Düsseldorf, et par cela même , toute facilité d’attaquer l’aile droite de 1 ennemi. Moreau agit avec prudence, en différant son opération jusqu’à ce que la marche de 1 autre armée

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