CHAPITRE IV
taquer F ennemi , eussent rejoint Favant-garde, le général Collaud , après une affaire assez chaude , s’empara des gués de Mendorf et de Menden, et rejeta les troupes légères autrichiennes à Hangelar. Cette opération facilitant le passage de FAgger à Troisdorf et à Lohmar, la division Lefebvre s’avança droit sur Siegburg, tandis que celle de Collaud continua sa marche le long de la rive gauche , et força les Impériaux à abandonner le pont de Siegburg. Kienmayer concentra cependant sa réserve auprès de Nieder-Pleiss ; et s’étant réuni à quelques troupes du corps principal qui en précédaient la marche, il se porta au-devant de l’ennemi qui s’avancait de Maindorf; mais ce dernier, qui avait déjà fait passer la Sieg à la majeure partie de sa cavalerie , le rejeta au-delà du défilé de Warth , et prit position sur les hauteurs de Henef. Lefebvre s’établit à Happenschos ^ derrière la Sieg.
Le même jour, des détachemens de Collaud remontèrent le Rhin à Roenigswinter , établirent la communication avec Bonn , et facilitèrent à la faible division Bonnard le passage de ce fleuve. Ce premier échec força le prince de Wurtemberg à rassembler de nouveau le gros de son corps dans les environs d’Altenkirchen et de Crobach ; ses troupes revin-
rent, dans la nuit du ier au 2 , à Weierbuscli * d’où elles se rendirent , le jour suivant, dans leurs premières positions. Le détachement de l’aile gauche, poussé de Neuwied au-delà de Neustadt , pour coopérer à l'attaque , reçut o.'dre de se replier sur ce village , et en cas de retraite définitive , de rétrogader soit avec l’infanterie sur Neuwied , soit avec la cavalerie sur Dierdorf. Afin d entretenir la communication entre cette première ville et Crohach, Gottesheim eut ordre de revenir à Wiesen, pour couvrir laile droite. Rienmayer resta à Weiersbusch , gardant Kircheip avec de la cavalerie.
Le 2 juin , Lefebvre passa la Sieg à Blankenburg; Collaud s avança sur les hauteurs de Jungratli; leurs divisions se réunirent en avant de Kircheip, d’où l’avant-garde délogea le poste de cavalerie autrichienne, et rejeta Rienmayer sous le canon de la position d Altenkirchen. Ce mouvement détermina le détachement qui occupait Neustadt à une retraite prématurée , en sorte que les Français eurent prise sur la communication de 1 aile gauche des Autrichiens auprès de Neuwied.
L’importance de ce poste détermina le duc de Wurtemberg à faire une diversion sur l’aile gauche de l’ennemi, pour l’en déloger.