chapitre IV
FinJke eut l’ordre de se porter de sa position de Neirwied contre ce point , afin de faciliter son attaque , qui devait être combinée avec celle d’un détachement du corps principal qui s’avancait par Steimel; le Duc détacha de nouveau 2 bataillons et .2 escadrons au soutien de Kienmayer , lui prescrivant de suivre la chaussée jusqu’à Weierbusch ; d’y attendre que Gottesheim se fût porté , de Wiesen par Ham et Leischeid , sur le flanc gauche de l’ennemi à Kircheip ; d’attaquer alors ce poste, de s’y réunir au colonel , et de chasser les Français des hauteurs de Jungrath. L’éloignement des colonnes désignées pour concourir à cette attaque , la fit remettre de 3 à 5 heures du soir. Trois coups de canon tirés des hauteurs d’ Altenkirchen , devaient en donner le signal.
Le 3 juin vers midi, l’avant-garde des Français fit une reconnaissance sur Altenkirchen. Le Prince prenant le change , envoya de suite aux commandans des colonnes l’ordre de ne commencer le mouvement , qu’après avoir acquis la certitude de nôtre pas attaqué. 11 prescrivit en outre à Gottesheim , déjà en marche, de s'arrêter à Ham, et de pénétrer jusqu’à Weierbusch , dans le cas où l’ennemi donnerait prise sur son flanc gauche. On reconnut
5o HISTOIRE DE LA. CAMPAGNE DE 1796.
bientôt qu’on s'était trompé, et Ion reprit l’exécution (lu premier plan.
La colonne principale conduite par Kienmayer , s étant avancée sur la chaussée , repoussa l'avant-garde française de W eierbuscli jusqu au bois de Kircheip ,’où elle attendit l’arrivée des autres colonnes, notamment celle de Gottesheim qui , d'après les premières dispositions, devait tourner cette position, lui en rendre l’attaque plus facile, et lui épargner les pertes qu’il aimait éprouvées en cherchant à l’emporter seul de front; mais le dernier ordre du Prince ne parvint pas au colonel, il suivit la direction indiquée d'abord , de façon qu’au lieu de prendre l'ennemi sur son liane gauche , il vint se réunir en deçà du défilé , à la colonne de Kienmayer qui l'attaquait de front, ce qui priva de tous les avantages tpi' on pouvait attendre des dernières dispositions.
Les colonnes de gauche reprirent Neustadt, mais ayant voulu pousser jusqu'à Asbach , elles furent obligées de céder au nombre. Dans cette position , le Prince ne jugea pas à propos de continuer le combat; il ordonna à l’avant-garde de Kienmayer de rester à Weierbusch et de garder Neustadt : les autres troupes reprirent leur première position à Crobach; Gottesheim revint à Wiesen.