‹ Vol. 2Chapitre 4 sur 157 · CHAPITRE 1er · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1er

perdit Luxembourg , à la suite d'un blocus qu’elle n’essaya pas de faire lever. Une année française, commandée par Jourdan, passa le Rhin en automne, à Düsseldorf, tandis qu’une autre entra dans Mannheim par trahison, et menaça de se porter plus avant (1).

Jourdan s’avança jusques sur la iNidda; mais débordé par une belle manoeuvre du général autrichien Clerfayt , il fut forcé à la retraite (2). Celui-ci faisant mine de le poursuivre , se rabattit avec célérité sur Mayence. Un juste calcul des marches qu’il lui fallait pour délivr er cette forteresse , investie sur la rive gauche du Rhin ,

(1) Il y a bien eu faiblesse (le la part du général commandant les troupes impériales dans Mannheim, mais pas de trahison. Toute l’Europe connaît la capitulation singulière en vertu de laquelle les Français entrèrent dans cette place. Le Gouvernement français n’achetait pas , à cette époque, ses succès à prix d'argent.

(2) Lorsque Jourdan se porta sur le Mein, en 1790, il eut ordre de respecter la ligne de neutralité qui avait été déterminée avec la Prusse, à l’époque du traité de Bâle. Cette ligne longeait le Mein jusqu’à Hochstædt. Clerfayt qui n’avait pas de semblables instructions de sa Cour, la franchit au-dessous de Francfort, et se porta sur la ligne de communication de l’armée de Sambre et Meuse, ce qui força le général français à se retirer. La manœuvre de son adversaire perd donc beaucoup de son mérite.

et de celles nécessaires à Jourdan pour s'opposer à cette entreprise, le lit apercevoir quil pourrait la tenter avec succès : 1 événement justifia ses combinaisons. 11 assaillit le corps de blocus dans ses lignes, le battit, le dispersa, et s'empara du pays situé entre la rive gauche du Pdiin, la Italie et le Speyerbach. Mannheim se rendit après cette victoire. Un armistice termina la campagne , et procura aux troupes des deux nations de paisibles quartiers d'hiver.

Le Rhin séparait les cantonuemens des deux armées depuis Bâle jusqu'à Klein-Holland, audessous deSpire. Lalignede démarcation s'étendait delà , pour l’armée autrichienne, sur la rive gauche de ce lleuve,se dirigeant par TV eingarten, Edesheim, TV eyer-Modenbacli , Fischbach, Schmidthausen , Erbacb, en face d Ottweiler, Saint- Vendel et Neukirch. Elle longeait ensuite la JVahe jusquà Tbann , suivait la rive gauche de la Simmer jusqu'à Koppstein , coupait la grande forêt de Sohnenvald , touchait Oher-Diebach, et traversait le Rhin pour en cotoyer la rive droite jusqu'au confluent de la Sieg, et remonter la gauche de celte rivière.

La ligne française était parallèle à celle des Autrichiens, depuis Bâle jusqu'à Lengenfeld: delà elle s'étendait de Homhurgà Oltvveiler, sur la rive droite de la Bliese; elle passait

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