‹ Vol. 2Chapitre 40 sur 157 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

drons de renfort à Wartensleben, tandis qu’il dirigea une avant-garde par Homburg , Usingen et Weilmünster, pour couvrir et assurer sa marche; il suivit lui-même le premier détachement, avec le reste de ses troupes en deux colonnes , dont l’une marcha sur Schwalbach , Homburg et Groefenwiesenbacli, et l’autre par Friedberg à Butzbach. Wartensleben reçut l’ordre de se replier sur l’Ems , s’il était forcé sur laLabn , afin de gagner la communication la plus rapprochée de l’armée , et d’appuyer sa gauche auMein, pour compléter au besoin la garnison de Mayence.

Le plan de l’ Archiduc était de passer la Labn , entre Wezlar et Leunen, où ses rives présentent le moins d’obstacles , d’attaquer à force ouverte l’aile gauche de son adversaire , de la prendre en flanc , et de la chasser des bords de la rivière. Afin de saisir l'instant où Jourdan paraissait faire peu d’attention au point d’attaque , il accéléra sa marche. Dès le i3, 7 bataillons et 16 escadrons arri-

moyens de repasser le Rliin à Mayence le io ou le n , comme ils le firent en effet. Il semblait d’autant plus naturel de tenter cette entreprise, que la garnison de cette place en eût favorisé l’exécution.

vèrent sur les hauteurs de Butzbach; 8 bataillons et 1 5 escadrons saxons à Ostheim; le reste de l'armée cantonna, ce jour-là et le lendemain, aux environs de Groefenwiesenbach; la colonne qui avait couvert son mouvement arriva à Weilmimster.

Le 14 juin, 1 Archiduc porta ses troupes, de Butzbach sur les hauteurs de Wezlar ; il fit replier les avant-postes français du pont de Leunen de l’autre côté de la rivière, et renforcer ceux des Autrichiens qui étaient restés sur la gauche de la Lahn et de la Dille , audessus de Wezlar.

Le lendemain, il ordonna à l’avant-garde de s’établir sur la ligne d'Herborn à Grœfenstein et Leunen. Le 16, l'armée devait la suivre en trois colonnes, savoir : i5 bataillons et 3i escadrons sur Wezlar, io bataillons et 16 escadrons sur Leunen, et 5 bataillons et 12 escadrons sur Weilburg. Persuadé que l’ennemi , pressé sur son flanc par le mouvement des deux premières colonnes , abandonnerait ce dernier point , il avait prescrit au reste des troupes de suivre ce mouvement, à mesure qu’on gagnerait du terrain et qu’on leur ouvrirait le passage. Leur nombre s élevait à 26 bataillons et 5g escadrons; mais si disperses , que la réserve était la plus forte cli-

(Tom. 2 , png. 77).

Page 1