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CHAPITRE IR

Armée autrichienne du Haut-Rhin , aux ordres du maréchal THwvnser y compris les garnisons de Philipsburg et Mannheim.

Infanterie de ligne. .......

Infant erie légère. . .

Cuirassiers. . . . .

Dragons .

Chevnu-légers .

Hussards .

Cavalerie du prince deCondé.

bat.

i34 esc.

21,940 ch.

Armée française de S ambre et Meuse sous le commandement du général en chef Jourdan.

Infanterie . « . . 87 bat. 65, 000 hommes.

Cavalerie. . . $5 esc. u, 000 chevaux.

Armée française de Rhin et Moselle j sous le commandement du général en chef Moreau.

Infanterie de ligne. 21 demi-brigad.

Infanterie légère. . . 5

Grosse cavalerie. ..... 1 1 régimens.

Dragons . . . . 5

Chasseurs..... . 4

Hussards. . . 4

Total des forces allemandes :

1 3 1,91 2 hommes d’infanterie; 4^642 hommes de cavalerie.

Total des forces françaises :

x36,58i hommes d’infanterie; 1 7,5 1 5 hommes de cav alerie.

]-78bat. 7i,58ih,

88 esc. 6,5 1 5 ch.

Si I’oq considérait seul ement la totalité des forces actives, la supériorité serait du côté des Autrichiens; mais eu égard à la nature du pays qui devait servir de théâtre à la guerre, on trouve une grande différence à l’avantage des Français.

La droite de ceux-ci , appuyée à la Suisse , alors neutre , était protégée deBàle àLandaw, par une double ligne de places , et par les forts situés au revers des A osges ; les places hollandaises de Maëstricht et Juliers couvraient leur gauche; Düsseldorf leur offrait, comme tête de pont, un débouché avantageux sur la rive droite du Rhin ; enfin Luxembourg , Thionville , Metz et Sarrelouis, rendaient leur centre presque inattaquable.

S il est vrai qu’une bonne ligne de défense accroisse les forces disponibles dunEtat,en lui ôtant toute inquiétude pour ses propres frontières, ses magasins et ses communications, et qu'eîle lui facilite la réunion de ses armées pour l'offensive , la France était d’autant mieux partagée à cet égard , que les Autrichiens se trouvaient totalement dépourvus de cet avantage. Le Rhin seul couvrait leur ligne de Bâle à Philipsburg , encore ce fleuve présentait-il à l’ennemi des points de passage favorables. On ne trouvait sur ses bords ni dans la

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