‹ Vol. 2Chapitre 62 sur 157 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

encore 7 bataillons et 20 escadrons, formant environ 9,000 hommes , prirent position derrière la Rench : 4 bataillons et 8 escadrons furent répandus dupont de Waghurst à Membrechtshofen ; 3 bataillons et 2 escadrons , postés sur le penchant des hauteurs , entre Rench et Oberkirch; et 10 escadrons dans la plaine de Rench. Cependant Froehlich ne s’était ébranlé qu’avec la plus petite partie de ses troupes , tant il craignait d’affaiblir le corps d’observation du haut Rhin d’Huningue à Brisach , et se dirigea duBrisgaw parHerboltsheim à Schuttern.

Le corps du prince de Coudé se retira à Lahr ; Latour qui était en marche avec 6 bataillons et 22 escadrons, au lieu d’attendre les renforts de Mannheim et le corps qu’il avait détaché à l’armée du bas Rhin, aurait dû faire en sorte de se réunir aux troupes qui se trouvaient sur la Rench , et soutenir leur retraite; ou mieux encore , de les attirer de suite à lui, puisqu’elles étaient hors d’état de résister. Il ne s’arrêta néanmoins à aucun de ces partis. Rendu à Mukensturm le 26 , et par conséquent près d’arriver à Rench , où les troupes l’auraient rejoint le 28, il resta persuadé qu’il était trop faible pour s’aventurer sur la Murg, avant l’arrivée de ses renforts ; tandis que par une contradic-

Il6 HISTOIRE DELA CAMPAGNE DE 1 796.

lion manifeste , il se berça de l’espoir de défendre la rivière jusqu à ce moment, et abandonna à elles-mêmes les troupes placées devant lui. Par cette faute , Moreau acquit la facilité de les battre en détail , et Latour lui-même après.

Les Français s'avancèrent le 28; la colonne principale aux ordres de Desaix , ^ur la route dite Bergstrasse j pendant que la deuxième s'acheminait d Urloffen , et que la troisième , favorisée par le pays boisé , atteignait son but en amusant l'aile droite de l’ennemi. L’autre essaya vainement quatre fois de déboucher dans la plaine : la cavalerie autrichienne s’y opposa. Sur le liane droit au contraire , Desaix culbuta les deux bataillons qui devaient défendre Oberkirch et les hauteurs entre ce villase et Rencli, les mit en pleine déroute, et saisit l’occasion de jeter plusieurs détachemens de cavalerie sur le flanc gauche de celle qui empêchait la deuxième colonne de déboucher. Les Autrichiens étaient dans un désordre affreux, et ne se rallièrent qu’à Œhnsbach, d’où ils continuèrent leur retraite jusqu’à Bühl. Leur droite se retira à Stollhofen. Sept pièces de canon tombèrent au pouvoir des Français.

Moreau ne fit pas de progrès : il passa le 29 et le 3o en préparatifs et à réorganiser son armée. L’ordre de bataille , qui avait été rompu

(Tom. 2 , pa g. 1 17).

ORDRE DE BATAILLE I)E L’ARMÉE DE R II I N ET MOSELLE, a l’évoque du 3o juin i ■jqG.

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