CHAPITRE VII
des avant-postes, jusqu’à Bietigheim près de Ja chaussée du Rhin. L’Archiduc fit aussitôt avancer la seconde et la troisième colonnes dans l’ordre de bataille prescrit pour le lendemain. L’infanterie française repoussa les Autrichiens de Malsch, et se forma sur la montagne la plus rapprochée , pendant que la cavalerie et l’artillerie s’établirent plus loin en arrière dans la plaine.
Malsch fut repris sans coup férir par la tête de la colonne autrichienne , qui rejeta les Français sur une hauteur en arrière : alors toute la cavalerie impériale se déploya dans la plaine , pour soutenir son attaque et charger la cavalerie française , si elle en trouvait l’occasion. Mais celle-ci, formée derrière le rideau de Muckensturm , fut si bien protégée par l’artillerie , que l’Archiduc dut renoncer à l’espoir de l’atteindre , et se contenter de couvrir les ailes de son infanterie.
Le combat se prolongea néanmoins avec la plus grande opiniâtreté. Les renforts se succédaient des deux côtés dans la même progression. Deux fois les Français emportèrent le village. L’Archiduc ne put s’en rendre maître , qu’en le faisant attaquer par toute 1 infanterie de la seconde colonne. Alors seulement celle de 1 ennemi fut repoussée dans
les vignes et les bois d'Ober-WeieretdeAieder- Weier. La cavalerie soutint sa retraite , en se retirant lentement devant celle des Autrichiens.
La troisième colonne ne fut pas moins heureuse : elle chassa les Français de Bietigheim et OEtigheim, et les replia jusqu’à Ras tadi. Mais que pouvait-il résulter de ces succès dans la vallée du Rhin , lorsque les Français , qui avaient déjà gagné le point décisif, étaient maîtres de toutes les montagnes, et déjà près de Pforzlieim? L’Archiduc sentit tout le désavantage de sa position , et arriva le 10 juillet à huit heures, par une marche forcée, du champ de bataille sur ce point. La retraite se fit sans être- inquiétée par l’ennemi , dans le même ordre que l'attaque ; c’est-à-dire, en deux colonnes, par Etlingen et Mülilburg. L'armée prit position sim les hauteurs en arrière de Pforzheim , où le corps du général Kaim et les Saxons étaient déjà arrivés. La chaîne des avant-postes s’étendait de Neuenburg sur 1 Enz , jusqu'à Durlach et Carlsruhe. On jeta des garnisons dans Philipsburg et Mannheim, et quelques escadrons Rirent portés à Bruchsal , pour communiquer avec ces places aussi long-temps que possible. Enfin F Archiduc détacha encore 16 escadrons pour observer la contrée entre la Nagold et la