CHAPITRE VIII. 1JI
3 6 bataillons et 54 escadrons entre la Lalm et la Sieg. Le général Wernek avec 7 bataillons et 22 escadrons, formait réserve à Idstein. Ces troupes étaient divisées comme on le voit au tableau ci-contre.
Cette armée n'était pas assez nombreuse, pour soutenir avantageusement la défensive contre Jourdan. Les Autrichiens auraient dû éviter une action décisive , et se retirer derrière la Labn, delà sur Francfort et plus loin, en se rapprochant toujours de l'armée principale , jusqu'à ce que le sort des armes sur le haut Rhin, eût imprimé une autre direction à leurs opérations. Mais si Wartensleben était retenu sur la Lahn par les ordres de l’Arcliiduc , son devoir lui prescrivait de battre l’ennemi en détail , avant que celui-ci eût concentré ses forces. Or, la répartition de ses troupes ne répondait pas à ces deux objets; il s'établit avec i3 bataillons et 21 escadrons, près de Neukirchen , au sommet du Westerwald, et à rembranchement des routes de Siegen , Siegburg , Marburg , Wezlar, Weilburg et Limburg , couvrant son front par la Nister, et son flanc gauche par le Hikebach.
Une chaîne de postes de 4 bataillons et 20 escadrons s'étendait d’Erpel au Rhin , jusqu a la Sieg , et delà sur Hassel , Wiesen et Siegeu
juscpi'à Dekmanshausen ; 3 bataillons en formaient, comme 1 avant-garde , sur le Kalte- Eiche. Cn autre cordon d'un bataillon et i3 escadrons descendait le longduRhiu,de>ieder- Lahnstein jusqu’à Ehrlich, et commimiquait avec le premier par des patrouilles. Six bataillons gardaient les batteries dans la vallée de INeuwied;leur droite s’appuyait à Hettersdorf, et leur gauche à Bendorf. Le Reingaw était occupé par 3 bataillons. Les Autrichiens* avaient regardé la position de îXeukirchen comme un point central entre les routes de Cologne , de Siegburg et de Siegen , et se flattaient sinon d empêcher les mouvemens des Français, du moins de retarder leurs progrès , en les menaçant sur toutes les directions. Mais cette position avait l'inconvénient d être la plus éloignée de la contrée décisive , pour les opérations de l'ennemi.
Le premier objet de Jourdan devait être de concentrer ses forces dispersées sur la Sieg et la Moselle : or pour cela , il fallait chasser l'ennemi de jXeuwied ; ce cjui se serait effectué sans beaucoup de peine , en marchant sur le flanc gauche des Autrichiens postés sur le Rhin. Si l'on compare maintenant la distance de Neukirchen à Ehrlich , ou seulement jusqu’à Dierdorf. à l'éloignement de ces deux points delà