CHAPITRE VI II
Sieg inférieure, et que l’on calcule le temps qui devait s’écouler, avant que les avant-postes connussent les forces et les intentions de l’ennemi, que leurs rapports fussent parvenus au commandant , que celui-ci eût fait ses dispositions et se fût porté à sa rencontre. On sent alors que les Français auraient emporté le poste de Neuwied et effectué leur concentration , avant que Wartensleben eût été en mesure de les en empêcher.
On peut conclure de tout ce qui précède, que Neukirchen ne convenait nullement comme point de rassemblement , pour manoeuvrer contre l’ennemi ; et par conséquent , que la disposition des troupes était vicieuse. Les avantpostes avaient le défaut d’être trop éloignés de la position principale, et point assez soutenus; Neuwied manquait de troupes ; la réserve placée à Idstein se trouvait trop en arrière pour secourir à temps le corps de bataille. Wartensleben voulant se mesurer avec l’ennemi, aurait dû s’établir en avant de Dierdorf et d’Altenkirchen , afin d’être à portée de l’attaquer au passage de la Sieg, de soutenir Neuwied, et de couvrir la route de Limburg. Alors si les Français avaient tenté de pousser une colonne par Siegen vers la Dille (manœuvre pour laquelle ils n’étaient point assez supérieurs en nombre),.