CHAPITRE VIII
sions. D'abord Kleber reçut l’ordre de passer la Sieg avec les divisions Lefebvre, Collaud et Bonnard , à laquelle avaient été réunis trois bataillons de l’armée du Nord et la réserve de cavalerie aux ordres de Bonnaud. On le renforça bientôt après de la division Grenier , qui passa le Rhin sur un pont volant près de Bonn ; en sorte qu’il se trouva à la tête de 42 bataillons et 60 escadrons. Jourdan retira la division Poncet du corps d’observation de Mayence, pour lui faire passer le Rhin sous ses yeux à Neuwied. Cette division jointe à celles de Cliampionnet et de Bernadotte , formait un corps de 36 bataillons et 24 escadrons , pour lequel on avait préparé en secret des moyens de passage.
Le 28 juin , Lefebvre et Collaud se mirent en marche de Düsseldorf , et campèrent , le premier près d’Opladen, et l’autre en avant deRenstadt; le 29, celui-ci s’avança surPorz, tandis que le premier passa la Wipper et prit position à Meerhausen ; son avant-garde sur la rive droite de l'Agger.
Ces mouvemens donnèrent l’éveil à Wartensleben: pénétrant l’intention de son adversaire , il ordonna à la réserve de marcher d’Idstein à Limburg, replia les avant-postes de la Sieg inférieure en arrière d’Altenkirchen et Dierdorf, et ceux de la Sieg supérieure ,
l56 HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1796.
commandés par Je général Kray , sur le Kalte- Eiche, oùl’onfit des retranchemens etdesabatis. 11 ne resta (pie des postes de eavalerie sur les bords de cette rivière.
Le 1 er juillet , Lefebvre poursuivit sa marche jusqu'à Erding vers Siegen, poussant son avant-garde à Mehrenbach. Collaud , de sa position , se contenta de faire des reconnaissances devant lui. Bonnaud passa le Rhin sur un pont volant près de Cologne , et alla prendre poste sur les hauteurs en arrière de Siegburg , où il resta le lendemain. Pendant que Collaud s’avançant sur Lkerath , s’établissait
entre les chaussées de Limburg et de Blankenberg , et portait son avant-garde à Rircheip , Lefebvre gagna la chaussée de Siegen à Olpe , et se dirigea sur Krombach, d'où il poussa son avant-garde à Geissweidt.
De grands événemens se passèrent alors sur le Rhin. Les Français ayant, le 29, chassé l ennemi de l ile d’Ormutz, vis-à-vis de Neuwied, et terminé leurs préparatifs de passage; le 2 juillet , les grenadiers des divisions Championnet et Bernadotte débarquèrent à trois heures du matin sur la rive droite. L attaque de la première colonne était dirigée contre Neuwied; l’autre aborda près de Bendorf , sous la protection du feu violent d’une batterie de 20 piè-