‹ Vol. 2Chapitre 84 sur 157 · IO · texte numérisé non relu

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elle 11 eût rien pu entreprendre avant d avoir assuré sa retraite. Dans le cas où le général autrichien eût voulu éviter de s'engager, c était dans la position de Montebauer et de Molsberg qu'il devait se placer, parce qu elle couvrait la route directe de Limburg à Francfort , et qu’il suffisait de tenir des postes d'avertissement sur la Sieg et le Rhin. Par ce moyen , l’armée assurait sa retraite sur Erancfort, et même plus loin sur la route de Feidelberg, sans risquer de perche sa communication avec l’Archiduc.

La plus légère réflexion sur le but des opérations de l'armée de Sambre et Meuse, convaincra de la justesse de ces observations. Nul doute que ses efforts ne tendissent à gagner la gauche de l’ennemi , pour le couper de l'Archiduc et du Danube; elle devait donc longer le Rhin et se concentrer en avant de Nemvied pour marcher de là sur Limburg ; mais Jourdan n’avait pas la vigueur d’esprit nécessaire pour méditer de Coblentz un plan vaste et profond, et préluder sur la Sieg par des opérations , dont le résiütatse fût fait sentir sur le Danube , et jusqu’au coeur de l'Autriche. Pour s’assurer du succès , il engagea sa gauche qui avait le moins d'obstacles à craindre, et dont les progrès devaient faciliter le passage des autres clivi-

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