CHAPITRE Ier. jg
Lauingen et Hoeckstædt. Il ne laissa sur la rive gauche , qu’un poste pour garder le Schellenberg près de Donauwerth.
De son côté, F Archiduc passa le 1 8 août à Kœscliiug: ses troupes légères furent poussées jusqu’à Denkendorf; celles qui jusqu’alors avaient été sur l’Altmühl, se lièrent au corps deNauèndorf , qui campa avec celui d’O’fleilly à Vilshofen, et mit des postes sim le Teiningerberg , à Velburg et Parsberg. Dès-lors, ce Prince lut sans inquiétude sur l'issue de son opération : l’éloignement de Moreau assurait sa gauche; la Vils ,1a Laber etl’Altmühl couvraient sa droite; son front n’avait rien à redouter de la faible division Bernadotte. Au pis aller, on ne pouvait mettre obstacle à sa retraite sur le Danube par Ingolstadt, et à sa jonction avec Latour; supposé même que Wartensleben n’eût pas exécuté l’ordre de se retirer à Ratisbonne , ou qu’il n’y fut arrivé qu’avec un faible détachement. L’Archiduc se mit donc en mouvement le ig pour Schamhaupt, oûil fut informé à son arrivée que l’aile droite s’était retirée derrière laNaab; cette circonstance l’engagea à réitérer à Wartensleben, les ordres qu il lui avait déjà donnés sur la direction de ses mouvemens rétrogrades. Il lui enjoignit expressément d’observer l’ennemi de très-près , et de l’attaquer aussitôt qu’il
la Regiiitz sur la Pegnitz, il. emmena la cavalerie dans une contrée où elle devenait inutile , au lieu de la laisser à Bernadotte qu’elle eût mis à même de courir sur le Danube , et jusqu’à la gauche de l’armée de Pdiin et Moselle. De son, côté. Moreau ne détacha pas même un seul parti sur la Wernitz, ni le long du Danube vers lAltmühl , quand l’armée autrichienne fut retirée sur la rive droite de ce fleuve, à Donauwerth. Aussi, les détacliemens autrichiens restèrent-ils en possession de tout le pays entre la Wernitz , l’Altmühl et le Danube; et les Généraux français ignorèrent tout ce qui s'y passa. Ce ne fut que le 21 , que Moreau eut avis du mouvement d'un corps ennemi , et qu'il se décida à hâter sa marche sur la rive droite , pour dégager l'armée de Sambre et Meuse, qui se trouvait menacée. — Jourdan répondit le 22, au rapport que Ber-, nadotte lui fit d’avoir en présence 12 à i5 mille autrichiens , par l’ordre de les recevoir de pied ferme, et de se replier, en cas d'échec, .sur Nürnberg , avec promesse de lui envoyer la division de cavalerie, si lui-même n en avait pas besoin. 11 tempérait ces dispositions fâcheuses , en lui faisant espérer que la marche de Moreau, sur la rive gauche du Danube, le dégagerait bientôt. Les deux Généraux igno-
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M. 3 , pag. a3 ).