‹ Vol. 3Chapitre 110 sur 155 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

de nouveau de s’établir sur les hauteurs de Biberach ; mais au même instant l’ennemi se précipitait de tous côtés contre lui ; et un feu meurtrier décidait du sort de la colonne de Kospoth , a la descente du Kigelberg sur le chemin de traverse parallèle à la grande route. Il ne resta d autre parti que de se faire jour ou de mettre bas les armes : Latour et Baille t percèrent avec le gros de leurs forces ; le reste fut mis en fuite , et regagna la rive droite de la Riss dans l’obscurité , par des traverses détestables. Mercantin se retira avec moins de perte, dans la direction d’Eberhardzell. Condé eut le même bonheur, et se replia par Hochdorf a Schweinhausen et Umendorf. L’ennemi poursuivit le dernier de loin et sans artillerie , jusqu au moulin d’Appendorf déjà fortement occupé , et où le passage de la Riss était protégé par une batterie disposée sur une hauteur près de Schweinhausen. Appendorf hit incendié, son pont détruit , et la canonnade continua des deux rives, ici comme à Rissegg , jusqu’à onze heures du soir.

Outre la perte sur le champ de bataille , 5 bataillons et 16 pièces de canon tombèrent au pouvoir des Français , qui s’arrêtèrent après le combat sur les bords de la Riss.

Latour rallia dans la nuit les débris de ses troupes sur les hauteurs de Ringschneid, et détacha Baillet t\ Laupheim , pour garder ses communications avec le Danube,

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