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chapitre ii

dorf, avait les siens à Batzenhausen. Les environs de Teining sont coupés de hauteurs et de forêts , néanmoins assez éloignées de la route pour ne pas gêner la marche des colonnes. En avant de ce bourg , le terrain s’élève, et forme plusieurs mamelons peu escarpés , du côté de Ratisbonne ; mais abruptes et couverts d’un bois épais, du côté opposé : sur leurs derrières , la Laber, rui sseau peu considérable, coule dans un val] on marécageux; sa rive gauche est resserrée par des hauteurs boisées, plus élevées et escarpées. Du côté de Ratisbonne , est situé le mont appelé Teiningerberg, dont la pente est aussi très-roide vers la contrée ouverte. La route tourne à droite , traverse le gros bourg situé au pied du mont , dans un défilé , longe la Laber, et passe par la forêt qui s’étend depuis le ruisseau jusqu’à Neumarkt, ville située dans un bassin assez découvert, circonscrit de montagnes boisées où se réunissent les routes d’Ingolstadt , Ratisbonne, Amberg, Lauf et Nürnberg. La chaîne qui sépare ce bassin de la Laber, couverte presque par-tout de forêts , descend rapidement vers la plaine de Neumarkt, et se trouve coupée par la chaussée de Ratisbonne. La division Bernadotte s’y était établie dans la partie la plus découverte , en arrière de Tauern-

fekl el de Leitenbach; la gauche, sur le point le plus élevé, à cheval sur la chaussée; l'avantgarde sur le Teiuingerherg; les avant-postes, près de Batzenhausen ; un détachement pour couvrir le flanc droit, sur la chaussée dlngolstadt.

Le 22 août, à dix heures du matin , les Autrichiens firent une reconnaissance. Les avantpostes français furent non-seulement rejetés sans résistance, mais on prit encore le Teiningerherg et Mitterstall. Les Impériaux pénétrèrent meme à Teining, dont ils occupèrent une partie. L'Archiduc jugea par ce début, que l’ennemi n’était pas assez fort pour opposer une vive résistance; il résolut en conséquence de faire une attaque générale , à laquelle liotze reçut l’ordre de coopérer; ce qui était resté au camp se mit en marche sur la route. Bernadotte voulant défendre le débouché de la Laber, fit avancer toutes ses troupes à micôte des hauteurs de Leitenbacli et de Teining; et jeta des troupes dans cet endroit, ainsi que dans le défilé. Les Autrichiens qui s’étaient trop avancés furent repoussés ; mais après avoir été renforcés , ils attaquèrent de nouveau sur trois colonnes. Protégés par une batterie placée sur le Teiningerberg , trois bataillons pénétrèrent à Teining, par la chaus-

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