CHAPITRE II
sée ; deux autres et six escadrons couvrirent la droite , par une fausse attaque sur Singliofen; enfin, deux bataillons entrèrent sur la gauche, dans le défilé. Vers le soir, l’ennemi fut obligé de se retirer : le combat fut d’autant plus opiniâtre de son côté, que les troupes impériales, qui étaient campées à Herrenried et Yilsliofen, arrivèrent très-tard à Affalterbach , et ne purent y prendre part. Hotze , qui ne reçut pas à temps ses instructions , donna la chasse avec quelques divisions de son avant-garde aux postes établis sur la roule d Ingolstadt , et les poursuivit jusqu’aux portes de Neumarkt.
L’Archiduc pouvait faire mieux dans cette journée. Le but de sa reconnaissance étant de préparer l’attaque , il aurait dû faire suivre le reste de ses troupes à une distance convenable , pour n’être pas contraint à les engager, et pouvoir au besoin les mettre simultanément en action. Si Hotze avait été informé préalablement de cette opération, et eût reçu l’ordre de se comporter de même ,
- on aurait sans doute atteint Neumarkt le 22 , et batjtu complètement Bernadotte. Alors les Autrichiens auraient tiré un avantage d’autant plus grand de l’embarras de Jourdan, que deux jours de combat 11’eussent pas éveillé son attention sur le danger qu’il courait.
Le 22, Bernadotte ne doutait plus qu il ne dut céder à la supériorité de l’ennemi. 11 fila dans la nuit par Neumarkt , et alla prendre position sur les hauteurs boisées, en arrière de la ville, entre la route de INürnberg et Altdorf; sa droite, derrière Pœlting; sa gauche, derrière Blauhof; son avant-garde, à INeumarkt.
Le 23 août au matin, les Autrichiens s avancèrent de tous côtés. Hotze s’était mis en marche à minuit, de Pollanden et Berching; 7 bataillons et 9 escadrons suivaient la grande route de Neumarkt; cm bataillon et 2 escadrons prirent à droite , par les hauteurs de Wapersdorf, pour couvrir son flanc droit, et conserver les communications avec l’ Archiduc ; 1 o bataillon s lurent détachés de Griesbach, par Freistadt, contre Postbauer , pour courir sur la route de ÎSürnberg et y répandre l’alarme. Le Prince Charles s’avança avec 10 bataillons et 24 escadrons , sur la route de Teining à Neumarkt. La colonne de Hotze se présenta la première vers cette petite ville, que les Français évacuèrent dès que son avant-garde fila à gauche, sur la route de iNürnberg , pour les couper. Hotze lui fit continuer sa marche sur cette route, jusques sur le flanc droit de Farinée ennemie , et défila ensuite par la ville. La co-