‹ Vol. 3Chapitre 19 sur 155 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

de ceux-ci part de la forêt de Siebeneiehen , s’étend en forme de croissant, jusqu’à Ingelsee près d’Amberg, et forme derrière la ville , un plateau qui s’incline doucement vers le ruisseau qui coule à son pied. La partie d’Amberg située sur la rive droite de la Vils, est bâtie sur son penchant; mais ne le couvre pas en entier , et s’en trouve dominée. Une crête de rocher couronne ceplateau, de Neurichtà Arzthaus; et en arrière, comme du côté de la Vils , sa pente va se perdre dans une masse de rochers très-escarpés. La route de Suîzbach passe entre ce massif et la Vils, dans une petite plaine, et chemine parallèlement aux montagnes, après les avoir tournées. Le ruisseau qui longe le plateau formé par ce contrefort, reçoit d’autres petits courans, et après s’être réuni près de l’hôpital à celui qui jaillit de la gorge rocailleuse d’Ammerthal , il ceint une partie de la colline sur laquelle Amberg est assis.

Le centre et la droite de l’armée française étaient sur ces différens plateaux. La division Championnet , appuyée à la forêt et à la gorge d’Unter-Ammerthal , étendit son aile gauche vers l’hôpital. Grenier fut placé dans le prolongement de cette ligne , et occupa le plateau derrière la ville ; leurs avant-postes sur le front respectif des divisions. La cavalerie

et l’artillerie delà dernière , se trouvaient dans la partie découverte , qui s'étend d’Amberg a Kæfïering. La foret de Hirschwald et Haselmïild , dont le pont et le moulin étaient occupes , formaient une position isolée , qui , présentant sa droite et refusant sa gauche, était presque parallèle à la route d Amberg à Castel. La division Collaud fut portée sur la rive gauche de la ^ ils , pour s'assurer de celle de Schwarzenfeld et de Schwandorf. Sa droite s appuya à ce ruisseau, son centre couronna les hauteurs les plus rapprochées d’ Amberg, jusqu à Rahering , d où la gauche se replia vers le ruisseau qui vient d’Aschach. Cette position de l'armée française était essentiellement défectueuse : malgré l'élévation du terrain derrière Amberg, qui semblait être avantageuse , la division Collaud trop étendue, avait d’ailleurs sa gauche en l’air et se trouvait séparée de l’armée par le défilé d’Amberg , trop près de ses derrières. La retraite ne pouvait s'opérer que difficilement, caria ville par où elle devait avoir lieu , aussi bien que les routes de Hambaeli et de Sulzbach , se trouvaient sous Je feu du Mariahilfsberg, et des hauteurs de la rive droite qu elle était forcée d’abandonner. Les divisions Grenier et Championnet avaient à dos une masse de rochers , qui ne leur lais

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