‹ Vol. 3Chapitre 26 sur 155 · CHAPITRE II I · texte numérisé non relu

CHAPITRE II I

cavalerie; mais, au lieu de prendre la route d’Aichach , menacée seulement par la colonne qui marchait sur Wülfershausen , il préféra celle de Munich , où il fallait traverser la Paar , et défiler par Ottmaringen , que Ferino venait d’enlever. La tête de la colonne ne fut pas plutôt à l’entrée du village de Rinethal , que l’ennemi l’enfonça et la sépara. Une partie des troupes gagna le Glon avec grande perte , le reste se rallia avec la cavalerie de l’arrièregarde , et se retira vers Aichach. Cependant, 4 bataillons et 3 régimens de cavalerie sous Desaix , qui avaient opéré leur passage à Langweid , sans artillerie , à cause de la difficulté du gué , ne prirent aucune part à la victoire, ni à la poursuite. Douze pièces de canon et un nombre considérable de prisonniers, furent les trophées du vainqueur. Après le combat. Moreau s’établit avec la division Ferino , sur les hauteurs entre Ottmaringen , Küssingen et Rinethal : la première division du centre , la droite à Ottmaringen , la gauche à Friedberg ; la deuxième à gauche de cette ville, son avant-garde au-delà de la Paar; la première division de l’aile gauche sur plusieurs lignes entre le Lech et l’Acha ; l’avantgarde sur les hauteurs , entre Scherneck et Rechling. Le surplus de cette aile resta sur la

rive gauche du Lech; le corps de réserve eutre Stezlingen et Leehliausen.

Si l’on admet que Moreau voulut agir sans égard aux opérations de son collègue , et que son intention lut de s'avancer contre la frontière d’Autriche , on ne saurait disconvenir que son point de passage n’ait été bien choisi , et ses dispositions aussi habilement ordonnées qu’exécutées. La position des Autrichiens , au contraire , était la plus mauvaise de toutes celles qu’ils pouvaient prendre.

Lorsque l’Archiduc marcha contre Jourdan , il laissa un corps de 3o mille hommes sur la rive droite du Danube , non pour défendre la Bavière et soutenir des combats que la supériorité numérique de reuneini rendait inutiles ; mais seulement pour masquer son mouvement autant que possible, et couvrir ses derrières et ceux de l’armée d’Italie.

Le premier objet, celui de cacher ses opérations, était atteint, lorsque les Français arrivèrent sur le Lech , car l’Archiduc se trouvait déjà à Teining ; le second ne pouvait l’être que par l’établissement des troupes, et la direction de leur marche ultérieure.

Page 1