CHAPITRE V. g
pour l’infanterie, car elle perdit l’habitude d’attaquer en ligne et en masse, et fut souvent ruinée dans une campagne , sans avoir rien fait d’important. L’infanterie convaincue au contraire , de ne pouvoir résister à la cavalerie, parce que les Généraux s'en étaient servi dans tous les instans de crise , perdait d’abord contenance , et se croyait sacrifiée , lorsque attaquée par la cavalerie ennemie , elle n’était pas soutenue par la sienne , mêïne dans le terrain qui lui était le plus défavorable.
Il suffisait à Latour d’envoyer quelques flanqueurs reconnaître la position de l’ennemi , pour se convaincre de l’inconvenance d’une attaque de cavalerie sur ce point.
Desaix , après avoir acquis la conviction de 1 impuissance de son adversaire , et s’être rendu maître de la hauteur de Saint-Cast, commit une faute , en n’entrant pas dans la forêt de Geisenfeld. De cette manière , Latour aurait été pris en flanc , et sa retraite serait devenue extrêmement pénible.
Pendant qu’on se battait à Geisenfeld , Saint- Cyr avec deux divisions du centre, marchait de Pfaffenhofen et Gundersried , sur l’Ammer , le vent l’ayant empêché d’entendre la canonnade. S’il avait existé entre les Généraux français
l’accord qui résulte ordinairement de l’activité
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et de l’énergie d’un Général en chef, Saint-- Cjr prévenu à temps de l'attaque des ennemis, aurait pu les prendre à dos, en s’avançant ou en portant un simple détachement sur la rive droite de Hlm, vers Geisenfeld, manoeuvre qui eût été très-funeste à Latour , en achevant sa défaite , -ou le refoulant sur le Danube.