‹ Vol. 3Chapitre 69 sur 155 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

f ennemi de tirer sur le pont, à moins de a5o toises; et avant d’arriver à cette distance , il faut cheminer par tranchées, sous le feu du corps de place, qui déborde ici la tête de pont, de i5o toises. Il est vrai que les assiégeans pouvaient établir des batteries dans une île située à 200 toises du pont , au milieu du Danube ; mais soumise au feu des remparts , elle se trouve encore exposée aux inondations; d’ailleurs les abords de la tête de pont bien que découverts , sont en partie marécageux : ajoutons qu’Ingolstadt ne manquait d’artillerie, ni de munitions. Sa garnison, forte de 4 bataillons, quoique beaucoup trop faible, suffisait donc pour la défendre , tant que Nauendorf et Latour ne s’éloigneraient pas du Danube, qu’il leur serait libre d’en déboucher ou de passer ce fleuve , entre Neustadt et Ratisbonne. D’après toutes ces considérations , on voit que la prise de cet ouvrage, était très-difficile, pour ne pas dire impossible. La seule division Delmas n’aurait pas même suffi pour en masquer le débouché; et dans le cas où elle eût réussi à s’en emparer , les Autrichiens n’y perdaient qu’un passage commode sur le Danube; car rien ne les eût empêchés de manoeuvrer sur le flanc gauche de l’armée

française , qui s’avancait vers l’Inn ; et de pas-

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