‹ Vol. 3Chapitre 71 sur 155 · CHAPITRE VIIÎ. t4y · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIÎ. t4y

Wolfskehl qui Je commandait, arriva la nuit suivante à Fürstenfeldbruck , et le 7 au jour, à Dachau, où il enleva un parc d’artillerie et son escorte , avec beaucoup de munitions et de vivres.

Ferino envoya contre lui de Munich sa cavalerie légère , mais déjà le coup de main était exécuté , et les Autrichiens retirés.

Le g , l’avant-garde française qui voulut percer entre Aich et Thul , en avant de Moosburg , fut repoussée ; il en fut de même de la tentative qu’elle fit pour s emparer de Munich.

Moreau ne profita des fautes grossières de Latour, qu’en attaquant la position de Freising et Moosburg, quoique la dispersion des Autrichiens favorisât toute autre opération.

Malgré ses instructions , et la communication entière qui lui avait été faite du plan de l’Archiduc , Latour persista à vouloir couvrir la frontière d’ Autriche par un cordon , et à se retirer de User sur l’Inn. Il fit en conséquence toutes ses dispositions pour opérer sa retraite sur Braunau, dès que l’ennemi s’avancerait en forces contre lui.

Nauendorf envisagea mieux les choses. Toutes les instances que Latour lui fit pour l'engager à §e réunir à lui , furent inutiles : il lui déclara nettement qu’il ne s’écarterait pas du

Danube ; et que dans le cas où il serait forcé de mettre ce fleuve entre lui et l’ennemi , il Je passerait à Ratisbonne, pour s établir sur la rive opposée vis-à-vis de cette place.

L’Archiduc lavait rendu indépendant de Latour; et cette mesure, ordinairement si dangereuse lorsqu’il s’agit d’atteindre le même but, fut très-utile dans cette occasion.

Mais dira-t-on, si l’Archiduc jugeait Nauendorf plus capable de conduire l’armée que Latour , pourquoi ne renvoyait-il pas celui-ci et ne confiait -il pas le commandement au premièr? le service en eût été mieux fait, sans doute : néanmoins cela ne pouvait avoir lieu ; car Nauendorf n était que Général-major , et tous les Feld-maréchaux-lieutenans de l'armée de Bavière , marchaient avant lui. 11 aurait donc fallu l’élever à ce grade , ce qui ne se trouvait pas plus au pouvoir du Prince , que de lui donner un commandement sur ses supérieurs , sans renverser toutes les règles de la hiérarchie militaire.

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