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CHAPITRE IX

Combat sur la Lahn. — Retraite de Jourdan sur la Sieg et le Rhin.

Quand l’année de Sambre et Meuse arriva sur la Lahn, le 9 septembre, le Général français eut le choix de plusieurs positions. D’abord il pouvait s’établir avec toutes ses forces disponibles à Wezlar, au débouché de la route la plus courte et la meilleure sur le Mein , ce qui eût contraint son adversaire à l'attaquer, ou à le déloger par des manœuvres. Ce dernier parti n’était pas sans danger , et l’Archiduc en l’adoptant eût donné prise sur sa ligne principale de retraite ; Jourdan en s’avançant contre son flanc droit, l’aurait, ou coupé du Danube, ou rejeté sur le Mein et le Necker inférieur : alternative également désastreuse pour les Autrichiens , puisque ce n’était qu’en conservant les communications entre l’Archiduc et Latour, que la campagne se terminerait à leur avantage. Ainsi en s’arrêtant de préférence

l5û HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1 796.

à Wezlar , le Général français devait compter sur une réunion de forces suffisante pour reprendre l'offensive avec vigueur.

Le second parti consistait à placer des avant-gardes à Wezlar et Limburg , comme passages principaux de la Lakn, et à concentrer son armée dans une position intermédiaire, pour se porter en forces vers le défilé d où déboucherait l’ennemi.

Dans la troisième alternative, farinée française se serait réunie à Limburg, doit elle eût parfaitement couvert les routes les plus courtes et les meilleures , par où devait s'effectuer la retraite , et s’acheminer les renforts de Neuwied et de Haclienburg. La difficulté de déboucher en avant de ses ailes, dispensait de faire de gros détachemens; l'ennemi n’aurait pas osé tourner une telle position : 1 aspérité des montagnes , le mancjue de chemins dans la petite plaine entre elles et le Rhin , l'en eussent empêché sur la droite; et sur la gauche, il n’aurait jamais inquiété le flanc et la ligne de retraite des Français , aussitôt que ceux-ci auraient menacé la siemie; attendu que sa supériorité n'était pas alors aussi marquée , qu’au mois de juin précédent.

La position de Wezlar était bonne pour l’offensive ; la seconde, seulement pour la dé-

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