‹ Vol. 3Chapitre 94 sur 155 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

que l’Archiduc était trop éloigné pour qu’on pût désormais l’arrêter. En effet, ce dernier avait assuré ses communications et ses vivres , parEgra et Bamberg, et se trouvait à l’abri des entreprises des Français , vu la faiblesse de leur cavalerie. D’un autre côté , la marche de Nauendorf éveilla Moreau , et lui fit craindre de voir battre ou couper Desaix. Il lui prescrivit en conséquence de rétrograder sur Neuburg , ce qui lut exécuté sans délai. Nauendorf qui ne connaissait pas le pays et les difficultés du passage de l’Altmühl , voulut s’avancer le i4 le long de cette rivière , pour l’attaquer par Eichstædt. Mais le mauvais état des chemins dans les défilés rocailleux , le força à revenir sur ses pas , et à rassembler ses troupes à Pfahldorf, d où il se rendit le 16 à Eichstædt par un détour, quand Desaix était déjà retourné à Neuburg.

Le 4 septembre , Latour avec 16 bataillons , et 34 escadrons , marcha par Bernbach et Bobenhausen ; l’avant-garde sur Neuburg , et le corps de Condé vers Poettmes. Les faibles postes de Bruck et du Danube , furent repoussés sans coup férir. Les troupes légères autrichiennes s’avancèrent aussi rapidement sur la route de Poettmes jusqu’à Zell , où elles enlevèrent une pièce de canon, et firent quel-

ques prisonniers dans 1 après- raidi ; cependant la division Duliesme passa le Danube , força les ennemis à la retraite , et "asrna Bruck qu elle évacua neanmoins plus tard, pour se retirer à Zell à l'arrivée de leurs renforts.

Le 1 5 septembre, Moreau fit passer le Danube aux divisions de Saint-Cyr et à la réserve. Ces troupes prirent position entreRohrnfels etlSeuburg , derrière le marais de INeuburg; au même moment on repoussait les avant-postes autrichiens de Zell et de Bruck , sur Weihering et derrière lAch.

Le 16, Desaix cotoya la rive droite avec la division Delmas. Saint-Cyr se dirigea le même jour vers Walden, et balaya les troupes légères qui couraient de Poettmes vers Rain et Burgbeim. Ferino s'avança de Friedberg vers Aicha, en arrière duquel le corps de Condé s’était rendu de Poettmes.

Le 17, l'armée française marcha par sa droite, et campa entre Gundelsdorf et Poettmes. Un détachement de troupes légères resta à INeuburg.

Moreau continua ses mouvemens le 18 dans la même direction, et établit sa droite sur la Paar à Grosliausen , refusant sa gauche à Gundelsdorf. Pendant ce temps, on repoussa le piquet ennemi de Portenau jusqu’ en arrière de

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