‹ Volcans et Tremblements de TereChapitre 50 sur 80 · INFLUENCE OES VOLCANS SUR L’ATMOSPHÈRE · texte numérisé non relu

INFLUENCE OES VOLCANS SUR L’ATMOSPHÈRE

Les observations relatives aux volcans et les recherches sur la chaleur intérieure du globe ont aidé à expliquer la présence, dans les régions glacées du Nord, des végétaux de la zone torride, qu’on y trouve à l’état fossile. Aux époques où d’ardentes vapeurs jaillissaient partout des sources intérieures, la température des différentes zones, beaucoup plus élevée dans les couches atmosphériques les plus basses et beaucoup plus uniforme, a dû faire naître et développer la végétation luxuriante dont les débris, ensevelis au fond des lacs, des golfes et des mers anciennes, ont été convertis en houille. La profondeur des houillères, où les lits de charbons superposés ont jusqu’à 16 mètres d’épaisseur, indique assez l’exubérance de cette végétation primitive, favorisée à la fois par un plus haut degré de température et par les exhalaisons gazeuses qui rendaient l’atmosphère impropre à la respiration des animaux, mais qui fournissaient aux plantes une nourriture beaucoup , plus abondante. On peut en juger par ce seul fait, que des végétaux analogues à nos mousses rampantes atteignaient alors jusqu’à 200 pieds de longueur. Les volcans et les sources thermales étant encore une source abondante d’acide carbonique, il est certain que ce gaz, auquel les végétaux empruntent le carbone nécessaire à leur formation et que nous retrouvons dans les houil-

les, dut êlrc, à ces époques reculées, contenu en trèsgrande quantité dans notre atmosphère, bien plus soumise, par suite des soulèvements et des éruptions volcaniques, aux influences que l’intérieur du globe exerce encore sur sa composition.

La présence dans plusieurs terrains houilliers de riches couches de minerai ferrugineux est remarquable.

C’est à cette circonstance, si favorable à l’établissement des fonderies de fer, que l’Angleterre doit, en grande partie, sa puissance industrielle, résultat de la construction et du prodigieux travail des innombrables machines qui « rament, pompent, creusent, charrient, traînent, soulèvent, forgent, filent, tissent et impriment. »

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